Paris : Une expérimentation grandeur nature sur la Seine pour les SeaBubbles

Les navettes volantes de SeaBubble sur la Seine — Francis Demange

  • Jusqu’au la fin de la semaine, ces navettes basées sur le principe de l’hydroptère vont effectuer toute une série de tests sur la Seine.
  • Le but : vérifier si la présence de ces petits bateaux « volants » est viable dans l’intense trafic du fleuve.
  • SeaBubble déclare pouvoir livrer ses premières navettes dès le printemps 2020. 

Verra-t-on des taxis volants sur la Seine en 2020 ? C’est en tout cas ce que souhaite Angers Bringdal, co-fondateur de SeaBubble avec Alain Thébault – depuis parti mais toujours actionnaire de la société. Ce lundi, accompagné de la préfète d’Ile-de-France, Magali Charbonneau, et de Dominique Ritz, directeur du Bassin de la Seine à voies navigables, le PDG de la société franco-suédoise a lancé le premier de cinq jours d’expérimentation en conditions réelles. Jusqu’au 20 septembre, ces navettes basées sur le principe de l’hydroptère vont effectuer toute une série de tests sur la Seine. Magali Charbonneau n’a pas caché avoir été conquise par son expérience : « C’est très confortable, on pourrait presque travailler ses dossiers à l’intérieur. »

Cette expérimentation dérogatoire a pour but de vérifier si la présence des petits bateaux « volants » est viable dans l’intense trafic de la Seine. « Il y a déjà une centaine de bateaux à l’heure sur certaines portions », explique Dominique Ritz, « mais ces machines, par leur taille et leur vitesse, pourraient trouver leur place dans la circulation ». La vitesse des SeaBubbles, justement, pose quelques problèmes. Pour « voler » au-dessus des flots, les engins doivent en effet attendre une vitesse de 30 km/h. Or, la vitesse est limitée de 12 à 18 km/h sur la Seine. Dominique Ritz confirme : « Pour autoriser ce type d’engins, il leur faudrait une dérogation permanente. » Outre la vitesse, la start-up a obtenu deux autres dérogations pour ses tests : le droit de dépasser et celui de faire demi-tour.

VTC ou transport public ?

La société, qui travaille de manière intensive avec les autorités, cherche toujours son mode d’application. « Nous pourrions dans un premier temps calquer notre fonctionnement sur celui des VTC », affirme Anders Bringdal. Domnique Ritz modère : « Une autre solution pourrait être celle d’intégrer ce type de transport à ceux déjà existants, comme les métros et les bus, qui sont gérés par Ile-de-France Mobilités. » Une gestion qui pourrait représenter un budget important, puisque chaque bateau coûte 200.000 euros.

D’autres villes intéressées

Outre le fonctionnement et le trafic, de nombreux éléments sont encore à prendre en compte, mais SeaBubble déclare pouvoir livrer ses premières navettes – dont le nombre reste à déterminer – dès le printemps 2020 et affirme déjà discuter avec d’autres villes françaises comme Lyon, Cassis ou encore Sainte-Maxime. Le président de la société confie même travailler sur des appareils bien plus grands, qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de places, contre quatre actuellement (sans compter le chauffeur).

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