France

Paris : Nouvelle plainte pour « agression sexuelle » contre un animateur scolaire

La mère d’une fillette de 3 ans scolarisée en maternelle rue Faidherbe dans le 11e arrondissement a déposé plainte samedi pour des faits d’agression sexuelle, une information qui n’a pas été confirmée par le parquet de Paris. Cette année, il y a eu 36 suspensions d’animateurs à Paris, dont 19 pour violences sexuelles sur mineurs, selon Patrick Bloche, le premier adjoint PS chargé de l’éducation et de la petite enfance à la Mairie de Paris.


La liste des signalements d’agressions sexuelles dans les établissements scolaires parisiens continue de s’allonger. D’après nos informations, une mère a déposé plainte samedi dernier dans un commissariat de Paris pour sa fille de 3 ans scolarisée en maternelle dans un établissement public situé rue Faidherbe, dans le 11e arrondissement. Le parquet de Paris n’a pas pu confirmer cette information à 20 Minutes ce lundi. Toutefois, selon une source policière, une enquête préliminaire a été ouverte, les autorités prenant désormais ces affaires très au sérieux.

Les parents de la fillette ont remarqué un changement de comportement depuis la rentrée scolaire. Leur enfant aurait développé une sorte de « phobie » à l’idée de rester à l’école, que ce soit pendant le temps périscolaire, lors des repas à la cantine ou durant le goûter. La petite fille se serait plainte à plusieurs reprises de douleurs au niveau des fesses et aurait décrit des sensations de piqûres. Elle aurait également évoqué de possibles coups de balai. Un autre enfant aurait exprimé des douleurs similaires. Contacté par 20 Minutes, le rectorat n’a pas encore répondu à nos questions.

Dans cette école maternelle, deux animateurs avaient été suspendus en novembre dernier, l’un d’eux ayant été signalé pour des faits d’agression sexuelle, comme l’a récemment rapporté Le Parisien.

Les enquêtes sont confiées à la brigade de protection des mineurs. Les policiers en charge de ces dossiers sont formés pour recueillir et analyser les témoignages des enfants. Après avoir enregistré leurs déclarations, ils interrogent dans un second temps les personnes dénoncées ou suspectées. « Avant cette étape, des mesures conservatoires peuvent être prises par les employeurs afin de mettre un terme au risque de laisser les enfants en proximité avec leur potentiel agresseur », précise le parquet de Paris.

Plusieurs incidents ont été signalés dans le 11e arrondissement de la capitale. Le 5 mai 2026, un animateur travaillant à l’école élémentaire Titon doit être jugé par la 15e chambre du tribunal correctionnel. Cet homme de 47 ans est accusé de harcèlement sexuel sur mineur de 15 ans sur neuf jeunes filles, ainsi que d’agression sexuelle sur mineur de 15 ans sur trois d’entre elles. Les enfants entendues, âgées de 10 ans, ont dénoncé « des câlins appuyés non sollicités, des surnoms et mimes déplacés, voire des attouchements », selon le parquet de Paris. L’animateur a été suspendu le 9 octobre 2024 et placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès.

Un autre animateur scolaire de l’école Alphonse Baudin doit quant à lui comparaître le 26 mai 2026 devant le tribunal correctionnel. Cet homme de 35 ans est soupçonné d’avoir agressé huit enfants et a été suspendu de ses fonctions par l’Éducation nationale le 9 avril.

Cette année, à Paris, on compte 36 suspensions d’animateurs, dont 19 pour des violences sexuelles sur mineurs, a indiqué Patrick Bloche, premier adjoint PS chargé de l’éducation et de la petite enfance à la Mairie de Paris, dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche. La Ville de Paris a annoncé jeudi dernier un plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles à l’égard des enfants dans les écoles, incluant la création d’un poste de défenseur des enfants et un engagement à renforcer la formation des animateurs du périscolaire.