Paris : Le nombre d’écoliers continue de baisser… et quel que soit l’arrondissement

La tendance est toujours à la baisse des effectifs dans les écoles parisiennes. Fin septembre, l’académie de Paris comptait ainsi 108.500 élèves dans les écoles maternelles et élémentaires de la capitale, soit 4.100 de moins que l’an passé, indique Le Journal du Dimanche, dans son édition du jour. C’est moins qu’à la rentrée 2021, avec 6.000 écoliers parisiens en moins que l’année scolaire 2019-2020, soit une baisse inédite de 5 %, rapportait France Info en octobre 2021.

Une baisse plus marquée que prévu ?

En revanche, 4.100 c’est plus que ce que prévoyait le rectorat qui avait tablé sur 3.000 élèves parisiens en moins « seulement » pour cette rentrée scolaire. Tous les arrondissements de la capitale sont touchés par cette baisse, poursuit le JDD. Ou presque, car le sixième arrondissement affiche tout de même des effectifs en progression… de deux élèves. Les effectifs sont stables aussi dans le 4e arrondissement (-0,1). Mais ailleurs, ça baisse, y compris dans les 13e et les 17e, « deux arrondissements qui, au vu des programmes immobiliers en cours, auraient dû résister », réagit le rectorat de Paris. C’est dans le 1er arrondissement que la baisse des effectifs est la plus marquée (-9,3 %). Suivent le 7e (-7,6 %) et le 9e (-7 %).

Baisse de la natalité, réduction de l’offre locative et envie de campagne ?

Le JDD avance plusieurs raisons pour avancer cette baisse des effectifs dans le primaire qui, si elle est marquée à Paris, est vraie pour la France entière avec 58.000 élèves en moins globalement à la rentrée 2022, selon le ministère de l’Education nationale. La première est la baisse de la natalité : -0,9 % à Paris en 2021 contre 0,2 en moyenne dans la métropole. Interrogé par l’hebdomadaire, Patrick Bloche, adjoint au maire en charge de l’éducation, évoque aussi « la réduction de l’offre locative privée » dans la capitale, « due au développement des locations saisonnières, la pression immobilière […] ou encore le désir d’aller vivre à la campagne que le télétravail rend possible ».