Paris : L’avenir du périphérique et de son million d’automobilistes en discussion

Le boulevard périphérique parisien. (illustration) — MARIO FOURMY/SIPA

  • La mairie de Paris évoque « un travail qui avance » sur l’avenir du périphérique, un projet « concerté et partagé ».
  • La ville va proposer à ces partenaires d’organiser une conférence citoyenne à l’échelle métropolitaine sous l’égide de l’APUR.
  • A trois mois des élections municipales de nombreux candidats à la mairie de Paris ont un avis sur l’avenir du périphérique.

C’est le dernier conseil de Paris de l’année qui débute ce lundi et l’exécutif parisien a décidé d’y évoquer  l’avenir du périphérique. Un premier bilan doit être présenté, issu de la mission d’information et d’évaluation (MIE) et de la concertation entamée notamment depuis cet été au sein de l’Atelier du boulevard périphérique, une instance de gouvernance partagée avec les collectivités franciliennes et menée par l’Agence Parisienne d’Urbanisme (APUR). Le but : « établir une vision commune du devenir du périphérique et fixer un cadre partagé pour engager les évolutions qui améliorent la qualité de vie des riverains et les déplacements », note la mairie. Et concrètement, que faut-il retenir de ce point d’étape ?

Peu de grandes nouveautés sont dévoilées dans ce document. La mairie évoque « un travail qui avance », un projet « concerté et partagé » permettant la transformation du périphérique en un « véritable boulevard urbain », comprenant notamment des voies dédiées aux mobilités douces et propres sur une partie des voies actuelles et des traversées piétonnes. L’exécutif indique vouloir également un projet paysager et urbain qui « participe au rétablissement des continuités entre Paris et la petite couronne », une réduction globale du trafic motorisé (en mai, Anne Hidalgo s’est dite prête à « travailler » à l’instauration des 50 km/h sur la ceinture autoroutière) et une réduction « massive de la pollution environnementale et sonore ». Selon l’hôtel de ville, « ce projet se concrétisera progressivement à travers des expérimentations, notamment en lien avec l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 ». Les discussions se poursuivent donc.

«Les communes avoisinantes partagent le même point de vue que les Parisiens»

La ville va proposer à ces partenaires d’organiser une conférence citoyenne à l’échelle métropolitaine sous l’égide de l’APUR. Une nouvelle réunion de l’Atelier sur le boulevard périphérique va également se tenir le jeudi 12 décembre à l’invitation du département de Seine-Saint-Denis. Mais certains élus parisiens se montrent sceptiques sur ce sujet qui intervient à quelques mois des municipales et qui ne va, selon eux, pas bien loin en ce jour de Conseil de Paris.

« Nous avons été plusieurs à s’offusquer de cette communication qui n’apporte rien. C’est une communication de campagne pour dire “regardez on fait quelque chose”, mais en réalité il n’y a rien », déplore Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du groupe LRI (Les Républicains et Indépendants) à l’Hôtel de Ville. De son côté, Laurence Goldgrab (Parti radical de gauche) présidente de la Mission d’information et d’évaluation sur le périphérique, indique que « la première séance de travaux a démontré que les communes avoisinantes partagent le même point de vue que les Parisiens, pour apaiser la circulation et transformer cette voie ».

L’élue indique vouloir insister à l’avenir sur les mobilités. « En amont de la transformation du périphérique, il faut traiter la question des mobilités, les réseaux de bus, les vélos. Il faut que les gares soient aussi multimodales », affirme-t-elle. Quoi qu’il en soit, ce serpent de mer se trouvera au cœur des débats durant la campagne des municipales.

Quarante-six ans ans après sa naissance, cet axe routier fréquenté par 1,1 million d’automobilistes par an, est principalement connu pour sa pollution et pour ses embouteillages récurrents. A trois mois des élections de nombreux candidats à la mairie de Paris ont donc un avis sur son avenir. Gaspard Gantzer (Parisiennes, Parisiens) veut le supprimer, Benjamin Griveaux (LREM) évoque une « barrière mentale » et veut en couvrir une partie quant à son rival, Cédric Villani, il propose lui de construire des ponts au-dessus du périphérique.

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