Paris: Hidalgo promet la police municipale «après les élections», son entourage tacle Griveaux

La maire de Paris, Anne Hidalgo, le 19 novembre 2019. — Stephane Lemouton-POOL/SIPA

La police municipale à Paris « se fera après les élections municipales », a affirmé lundi soir la maire (PS) Anne Hidalgo, dont l’entourage accuse LREM et son rival Benjamin Griveaux d’avoir fait torpiller le projet il y a trois semaines au Parlement. « J’ai l’accord plein et total notamment du ministre de l’Intérieur, depuis que nous avons travaillé avec lui à sa mise en place », a assuré la maire de Paris, qui avait annoncé en février sa mise en place pour 2020.

Fin novembre, un amendement, déposé par le groupe socialiste et qui aurait permis la création de cette police municipale dans la capitale, a été rejeté en commission à l’Assemblée nationale par la majorité des élus LREM.

Lors du vote, les députés et candidats à la mairie de Paris Cédric Villani (LREM), Pierre-Yves Bournazel (député Agir), et la députée Brigitte Kuster (LR) ont voté en faveur de l’amendement, aux côtés des socialistes et communistes, tandis que le candidat investi par LREM pour mener la bataille de Paris, Benjamin Griveaux, était lui absent.

La police municipale « confisquée par un candidat »

Dans son programme, Benjamin Griveaux propose, lui aussi, une police municipale, mais avec 5.000 agents dotés d’armes de poing, comme à Lyon et Marseille. « Cette police municipale et sa mise en oeuvre ont été confisquées par un candidat à l’élection municipale », a fustigé dans l’hémicycle du Conseil de Paris, l’adjointe en charge de la Sécurité, Colombe Brossel, visant le candidat LREM à Paris, sans le nommer.

« Jamais il ne faut instrumentaliser au profit d’une personne les questions de sécurité », a prévenu Colombe Brossel, estimant que le sujet relève de « la capacité des Parisiennes et Parisiens à pouvoir sortir des stations de métro le soir tranquillement, se promener dans les rues, faire remonter des nuisances aux agents ».

L’adjointe à la maire de Paris l’a assuré : « Cette police municipale nous la ferons, et nous dirons aux Parisiens pourquoi ils en ont été privés ». Dans l’entourage de la maire de Paris, le résultat du vote à l’Assemblée nationale a été d’autant plus incompris, qu’ils avaient « un accord écrit de Christophe Castaner et d’Edouard Philippe », favorables à la création d’une police municipale, assure-t-on.

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