France

Paris : Évasion d’un détenu de Nanterre durant sa sortie au Louvre

Un détenu du centre pénitentiaire de Nanterre s’est évadé vendredi à l’occasion d’une sortie culturelle à Paris, prévue au musée du Louvre. Le directeur général de l’administration pénitentiaire a immédiatement passé des consignes très fermes, notamment de suspendre les permissions de sortie collectives jusqu’à nouvel ordre.

De la renommée de la Joconde à l’évasion inspirée du Comte de Monte-Cristo, le chemin est étroit. Vendredi, un détenu du centre pénitentiaire de Nanterre s’est échappé lors d’une sortie culturelle à Paris, initialement prévue au musée du Louvre, comme l’ont confirmé plusieurs sources samedi, juste après que cette information ait été rapportée par le Parisien.

Une enquête pour « évasion d’un détenu en permission de sortie » a été ouverte et est gérée par la police judiciaire des Hauts-de-Seine, a indiqué le parquet de Nanterre, samedi en début de soirée.

Âgé de 22 ans, le jeune homme a été condamné pour vol par effraction et trafic de stupéfiants, selon une source proche du dossier. Il devait être libéré en 2028, a-t-elle précisé. L’évasion a eu lieu vendredi à la station Auber, à la sortie du RER A. Selon la même source policière, le détenu a fui vers la ligne de métro 7 aux alentours de 14h30, sans que les agents pénitentiaires ne réussissent à le rattraper.

Suspension des sorties jusqu’à nouvel ordre

« Cette sortie était encadrée par six personnels pénitentiaires, dont trois agents de surveillance, comprenant un gradé et deux conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation », a indiqué l’administration pénitentiaire.

La sortie a été interrompue pour les autres détenus – deux au total, selon la source policière – qui ont été ramenés au centre pénitentiaire.

« Le directeur général de l’administration pénitentiaire a immédiatement donné des consignes très strictes, notamment la suspension de toutes les permissions de sortie collectives jusqu’à nouvel ordre, afin de mettre en place un cadre garantissant la sécurité », a ajouté l’administration pénitentiaire.