Paris : Didier Lallement, préfet de police, devrait partir le 20 juillet

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, devrait partir le 20 juillet, selon des informations obtenues par nos confrères du journal Le Monde. Contactée par 20 Minutes, la préfecture de police de Paris (PP) a indiqué n’avoir « pas d’information à communiquer à ce sujet ».

La semaine dernière, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse avait publiquement évoqué en pleine séance du conseil régional le départ du préfet de police de Paris Didier Lallement, avant de se rétracter. « S’agissant des questions de sécurité, il faudra attendre la nomination du nouveau préfet de police », a déclaré l’ex-candidate LR à la présidentielle avant d’être interrompue. « Non, on n’a pas un départ du préfet de police annoncé cet été ? », a-t-elle alors demandé, avant de se raviser : « Je ne suis pas dans le secret des dieux ». « Désolée pour le préfet Lallement si je l’ai enterré trop vite », a encore dit la présidente de région avant de passer à l’examen du budget supplémentaire.

Il voulait quitter la PP

Agé de 65 ans, Didier Lallement, critiqué pour sa vision musclée du maintien de l’ordre, est à la tête de la PP depuis mars 2019, après le saccage de l’avenue des Champs-Elysées lors d’une mobilisation des « gilets jaunes ». Mis en cause pour sa gestion de l’ordre public lors des incidents survenus autour du Stade de France pendant la récente finale de la Ligue des champions, le préfet de police avait reconnu « un échec » et des chiffres imprécis sur le nombre de faux billets ou de supporteurs sans billets.

Plusieurs sources policières ont rapporté à l’AFP que Didier Lallement avait déjà évoqué, bien avant le fiasco du Stade de France, son désir de quitter la « PP » à la fin de l’été pour retourner dans son administration d’origine, la Cour des comptes, avant de partir à la retraite. Mercredi après-midi, Lallement, « excusé pour cause de Covid », selon la maire de Paris Anne Hidalgo, était absent de la séance de questions d’actualité du Conseil de Paris à laquelle il participe habituellement.

La maire a jugé « incompréhensible » et « particulièrement inélégant » que le représentant de l’Etat, à laquelle elle dit avoir proposé de s’exprimer par visioconférence, ne soit pas au moins représenté alors qu’il l’avait été la veille. Elle a exprimé son « indignation eu égard à ce traitement très peu respectueux » de l’assemblée municipale.