Paris 2024 : Les constructions « dans les délais » malgré le Covid-19, assure la Solideo

Les organisateurs des JO de Paris 2024 vont devoir composer avec la crise liée à la pandémie de coronavirus. — Louise MERESSE/SIPA

Le directeur général de la société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) pour les JO de Paris 2024, Nicolas Ferrand, a affirmé jeudi que le calendrier des projets était tenu malgré la crise du Covid. « On est exactement dans le calendrier qu’on avait annoncé en octobre 2017, et cela malgré le Covid », a lancé le dirigeant lors d’un point presse. « On est dans les délais », a-t-il martelé.

Le coronavirus ne génère pas de coût supplémentaire pour la Solideo. « Les remontées que l’on a aujourd’hui c’est que le coût du Covid dans la construction va tourner entre 1 et 4 %, on n’a pas fait une provision spécifique Covid », a-t-il dit.

Chargée des ouvrages pérennes pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024, la Solideo a ajusté mardi sa feuille de route, conséquences d’économies sur l’organisation des JO. La nouvelle mouture comprend un village des médias désormais construit en deux temps, ou encore un mur d’escalade au Bourget (6 millions d’euros). La part d’investissements publics est toujours de 1,4 milliard d’euros, sur un total de 3,2 milliards d’euros.

La Solideo a pu puiser dans sa « réserve » (100 millions d’euros initiaux dont il reste 60) pour abonder certaines nouvelles dépenses. Au jeu des vases communicants, l’enveloppe pour les centres de préparations aux Jeux (20 millions) passe entièrement de la Solideo à l’Agence nationale du sport (ANS).

Un important contentieux en attente de jugement

Nicolas Ferrand a confirmé au passage que les équipements de sports urbains (BMX freestyle, basket 3X3, skatepark) des épreuves qui se dérouleront place de la Concorde à Paris seront « réinstallés en Seine-Saint-Denis » après les Jeux, comme le voulaient les élus de ce département.

Interrogé sur le contentieux en cours sur le projet d’aménagement d’échangeurs autoroutiers à Saint-Denis – quartiers Pleyel (A86) et Porte de Paris (A1) –, un projet suspendu en référé en mai suite à un recours déposé par des associations de riverains et de parents d’élèves, le jugeant dangereux pour leur santé, Nicolas Ferrand a expliqué qu’il « attendait » la décision au fond qui sera rendue le 22 octobre.

« Si la justice nous est favorable, les travaux se font et on est bien encore dans les temps, a-t-il dit. Si cela ne se fait pas, à ce moment-là on a un sujet compliqué à traiter avec Paris 2024 (le comité d’organisation), c’est comment on fait pour faire fonctionner le village olympique dans son lien avec l’A86, le Stade de France, le Centre aquatique olympique, sans cet échangeur ? »

« Il y a deux enjeux pour le comité d’organisation, un enjeu d’efficacité, il faut que l’athlète arrive à l’heure à sa compétition, et un enjeu de sécurité pour les délégations très exposées (Américains, Israéliens, etc…) et donc il ne s’agit pas qu’on ait un convoi qui soit arrêté à un feu rouge », a-t-il expliqué.

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