Paris : 125 gardes à vue pour le Nouvel an, contre 104 l’an passé
Un total de 125 personnes ont été placées en garde à vue à Paris après des interpellations lors des festivités du Nouvel An, comparativement à 104 l’année précédente. Parmi ces 125 personnes, 33 ont été gardées à vue pour violences volontaires et 15 pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations.
Un chiffre en augmentation. Au total, 125 personnes ont été placées en garde à vue à Paris après avoir été interpellées lors des célébrations du Nouvel An, un nombre légèrement supérieur à celui de l’année précédente où 104 personnes avaient été retenues, a indiqué jeudi le parquet, sollicité par l’AFP. Le ministère public a précisé qu’aucun incendie de véhicule ni de mobilier urbain n’a été signalé dans la capitale.
Les 125 personnes en garde à vue sont âgées de 17 à 53 ans. Parmi elles, une seule est une femme et 15 sont mineures (dont au moins trois ne sont pas sous la juridiction du parquet de Paris en raison de leur lieu de résidence), selon les explications fournies. Soixante-quinze gardes à vue ont été effectuées avant minuit, tandis que les autres ont principalement eu lieu aux alentours de 2 heures du matin.
Parmi les 125 gardés à vue, 33 le sont pour violences volontaires, 15 pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, dix pour détention de produits psychotropes (notamment des bombonnes de protoxyde d’azote) et huit pour usage de stupéfiants, a détaillé le parquet.
Environ 10.000 policiers et gendarmes étaient déployés à Paris et dans la petite couronne. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait assuré mercredi qu’« aucun débordement » ne serait toléré lors de ce réveillon, promettant des « interpellations systématiques » en cas de troubles. Au total, environ 90.000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés sur l’ensemble du territoire français pour cette soirée, dont 10.000 à Paris et dans sa proximité.
Mardi, dans une circulaire adressée aux procureurs généraux et aux procureurs de la République, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a demandé « la plus grande fermeté », exhortant les parquets à « requérir de la prison ferme » en cas de violences à l’encontre des forces de l’ordre ainsi que « contre les femmes et les enfants ». L’année dernière, partout en France, 984 véhicules avaient été incendiés, entraînant 420 interpellations et 310 gardes à vue.

