Parcoursup : On vous explique les étapes à suivre sur la plateforme d’admission post-bac

C’est le coup d’envoi des candidatures pour les lycéens et lycéennes. A l’heure de s’orienter et de choisir leurs études, la décriée plateforme d’admission post-bac Parcoursup peut sembler intimidante. Les terminales et les étudiants et étudiantes en réorientation ont jusqu’au 9 mars inclus pour faire leur choix parmi 21.000 formations reconnues par l’Etat. Pour bien comprendre comment s’y prendre, 20 Minutes vous propose un petit mode d’emploi.

Le préambule de l’inscription

Avant de commencer à choisir leurs vœux, les candidats et candidates doivent s’inscrire sur la plateforme. Pour ce faire, il faut son Identifiant national d’élève (INE). Cette suite de chiffres, qui permet d’identifier les étudiants, est composée de 11 caractères. Pour le retrouver, il suffit de mettre la main sur ses relevés de note de collège et de lycée, sa carte étudiante ou son certificat de scolarité. L’INE se trouve aussi, bien entendu, sur les relevés de notes des épreuves anticipées du baccalauréat.

Pour celles et ceux qui ont décidé de passer le bac en auditeur ou auditrice libre, leur numéro Ocean ou leur identifiant Cyclades sera nécessaire. Seuls les candidats non scolarisés et ceux qui ont étudié à l’étranger n’ont pas d’INE. Pour obtenir un numéro d’inscription, ils devront envoyer plusieurs informations personnelles comme l’état civil, le résumé de leur scolarité ou leurs coordonnées. Après leur inscription définitive, ils obtiendront un numéro INE.

Les choix de Sophie

C’est l’heure du moment le plus redouté. Après l’inscription définitive, les candidats doivent sélectionner les établissements qu’ils souhaitent intégrer. Ils peuvent formuler jusqu’à 10 vœux au maximum (avec la possibilité de sous-vœux), mais sans pouvoir les classer par ordre de préférence. Les demandes des futurs étudiants ne seront pas hiérarchisées, afin que « les étudiants ne s’autocensurent pas et gardent la main tout au long du processus d’admission », a jugé le ministère de l’Enseignement supérieur dans un communiqué.

Parmi les nombreuses formations proposées figurent des licences, BTS, BUT (ex-DUT), classes préparatoires ou encore bachelors (diplômes menant à un bac+3 et proposé par un nombre croissant de grandes écoles). Pour chaque vœu, quelques lignes de motivation sont attendues. Ceux qui le souhaitent peuvent ajouter 10 vœux supplémentaires pour des formations en apprentissage. Il est recommandé, pour ne pas se retrouver sur le carreau, d’émettre un maximum de vœux et de ne pas candidater qu’à des filières sélectives (classes prépas, BTS, BUT, doubles licences etc.).

Le ministère de l’Education nationale affirme avoir repensé le site afin d’apporter « une information plus claire » et permettre aux candidats d’identifier plus facilement les points clefs (formation publique ou privée, sélective ou non, en apprentissage ou pas…). Il promet aussi plus de « transparence », avec la création d’une nouvelle rubrique intitulée « Comprendre les critères d’analyse des candidatures ». La rapidité avec laquelle un candidat remplit ses choix n’influence en rien la sélection. Alors, pas de panique : les vœux peuvent être renseignés jusqu’au 9 mars.

Le fignolage de son dossier

Les formations de l’enseignement supérieur sont compétitives. Afin de tirer son épingle du jeu, il ne faut pas hésiter à compléter son dossier. La rubrique « Mes activités et centres d’intérêt » permet de mieux se mettre en avant. Il n’est pas obligatoire de compléter cette partie de Parcoursup, mais elle est équivalente à un CV et permet de valoriser ses expériences personnelles et professionnelles ainsi que ses compétences extrascolaires. C’est donc le moment de rentabiliser toutes ces années où vous avez appris le solfège, le mandarin ou la poterie. « C’est un vrai plus pour votre dossier : elle permet de se démarquer, de parler davantage de soi et de mettre en avant des qualités ou des expériences qui vous sont propres et qui ne transparaissent pas dans les bulletins scolaires », note la FAQ de Parcoursup.

Vous devez remplir la rubrique « Préférence et autres projets ». Dans la première partie, sur les préférences, vous pouvez détailler les formations qui vous tiennent le plus à cœur et pourquoi. La seconde, « autres projets », permet de dire si vous avez postulé à d’autres écoles, en dehors de la plateforme de l’Etat. Ces informations ne seront « pas transmises aux formations (…) et ne serviront pas pour l’examen de vos vœux », précise Parcoursup.

La chasse aux renseignements

Pour la première fois cette année, les notes des épreuves de spécialités – passées en mars prochain – seront prises en compte par la plateforme, source supplémentaire de stress pour les élèves qui appréhendent toujours la sélection engendrée par cet outil. Pour se rassurer et bien appréhender Parcoursup, il ne faut pas hésiter à bien se renseigner. La FAQ de Parcoursup peut vous y aider et le ministère a mis en place un numéro vert pour répondre aux questions des candidats : le 0.800.400.070

Pour accompagner les jeunes et leurs familles, l’organisation « Les lycéens ! » a lancé « PourtonSup », une plateforme « qui a pour ambition d’être le Parcoursup de la réforme de l’orientation en France, où les élèves, parents, professeurs, peuvent émettre des vœux et des remarques sur Parcoursup et le sujet plus large de l’orientation ». Les professeurs de lycée peuvent aussi aider les élèves à s’orienter. Alors, n’hésitez pas à demander.

Le temps des réponses

A partir du 1er juin, les réponses des formations tomberont au fil de l’eau. Les candidats devront répondre à chaque proposition dans un délai imparti (pas plus de quelques jours). Cette première phase de résultats se termine le 13 juillet. Du 15 juin au 12 septembre se déroulera une phase d’admission complémentaire, qui permettra aux candidats de formuler jusqu’à 10 nouveaux vœux dans les cursus disposant de places disponibles.

Fin septembre 2022, 160 bacheliers sur 936.000 candidats étaient encore sans affectation à l’issue de la procédure Parcoursup, d’après le ministère de l’Education et celui de l’Enseignement supérieur. C’est moins qu’en 2021, où 239 bacheliers étaient restés sur le carreau à l’issue de la sélection.