OTAN : Angela Merkel dément un échange houleux avec Macron

Angela Merkel et Emmanuel Macron, le 13 octobre 2019. — Francois Mori/AP/SIPA

Le porte-parole d’Angela Merkel a réfuté ce lundi l’existence d’un échange houleux début novembre entre la chancelière allemande et le président français Emmanuel Macron sur l’Otan, tout en reconnaissant des différences d’approches entre les deux pays.

« Dans la mémoire de la chancelière sur ce qu’il s’est passé ce soir-là, il n’y eut ni plainte, ni colère, ni querelle », a déclaré Steffen Seibert lors d’une conférence de presse régulière à Berlin.

Des discussions mais pas d’énervement

Il démentait ainsi une information du quotidien américain The New York Times sur un échange houleux qui aurait opposé les deux dirigeants le 10 novembre lors d’un dîner à Berlin, en marge des célébrations des 30 ans de la chute du Mur de Berlin.

Le porte-parole a cependant admis que les deux dirigeants avaient parlé des « approches politiques souvent différentes de l’Allemagne et de la France pour faire face aux problèmes et aux défis, et du fait que nous sommes toujours à la recherche de solutions ».

Mort cérébrale, rupture et ramassage de morceaux

Le New York Times affirme que la chancelière allemande a fait savoir à cette occasion de manière ferme au chef de l’Etat français sa mauvaise humeur, après les propos d’Emmanuel Macron au sujet de la « mort cérébrale » de l’Otan.

« Je comprends votre désir d’une politique de rupture, aurait dit Angela Merkel selon le journal américain, mais j’en ai assez de ramasser les morceaux. Encore et encore, je dois recoller les bouts de tasse que vous avez cassés pour qu’on puisse ensuite s’asseoir et prendre une tasse de thé ensemble ».

Une radicalité non partagée

Ce à quoi Emmanuel Macron lui aurait répondu selon le quotidien : « Je ne peux pas faire comme si de rien n’était » à l’Otan, suite à l’offensive de la Turquie, pays membre de l’Alliance atlantique, dans le nord de la Syrie, sans concertation avec les autres alliés.

Sur l’Otan, Angela Merkel a déjà publiquement pris ses distances avec les propos du chef de l’Etat français. Début novembre, elle avait critiqué les propos d’Emmanuel Macron, parlant d’un « jugement intempestif » et de « termes radicaux » qu’elle ne partage pas.

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