OL-PSG : Quel bilan peut-on dresser des débuts de Sylvinho à Lyon ?

Sylvinho, ici en plein premier match de Ligue des champions contre le Zénith Saint-Pétersbourg (1-1) mardi. JEFF PACHOUD — AFP

  • Après deux premières journées de Ligue 1 convaincantes, l’OL a donné l’impression de pouvoir davantage s’accrocher au PSG que les saisons précédentes.
  • Désormais en difficultés, à l’image de ses débuts européens face au Zénith Saint-Pétersbourg mardi (1-1), les Lyonnais joueront déjà gros dimanche (21 heures) contre Paris.
  • Voici trois doutes majeurs que Sylvinho n’a pas encore levés depuis sa prise de fonction sur le banc de l’OL.

Un état de grâce est décidément une notion fragile. Après un bilan quelconque, pour ce que ça vaut, en matchs de préparation cet été avec l’OL (une victoire et quatre défaites), Sylvinho a entamé en fanfare sa première expérience d’entraîneur principal à l’OL. En deux festivals offensifs (0-3 à Monaco puis 6-0 contre Angers), l’ancien adjoint de Tite avec la Seleção a incarné un sacré vent de fraîcheur à Lyon. Sur la lancée d’une présentation réussie, le 28 mai aux côtés de l’icône Juninho, de nombreux supporters se sont aussitôt vus lutter avec le PSG dès cette saison. Une défaite et deux nuls en Ligue 1 ainsi qu’une entame décevante en Ligue des champions ( nul contre le Zénith mardi) plus tard, la hype Sylvinho s’est déjà dégonflée. Alors que le premier choc contre Paris se profile (dimanche à 21 heures), 20 Minutes se penche sur les trois principaux doutes entourant l’entraîneur brésilien depuis un mois.

Sent-on la patte d’un maître tacticien en devenir ?

Marqué par Pep Guardiola durant son passage de joueur au Barça (de 2004 à 2009) puis adjoint de Roberto Mancini (à l’Inter Milan) et de Tite (sélection du Brésil), Sylvinho a côtoyé de près de grands coachs. Dans une interview à BFM Lyon, Grégory Coupet annonçait la semaine passée : « Je pense qu’on a jamais autant travaillé tactiquement à l’OL ». Soit, mais les emballantes phases de pressing constatées lors des deux premières journées de Ligue 1 ne semblent déjà plus être d’actualité. Les latéraux participent extrêmement peu au jeu offensif, ce qui est l’une des consignes majeures de Sylvinho, conscient des difficultés défensives de son groupe les saisons passées.

« J’aime le 4-3-3, la possession de balle et jouer dans le camp adverse », avait-il clairement annoncé lors de sa prise de fonction. Il est donc difficile de concevoir que son groupe ait passé la deuxième période à Amiens à subir un scénario d’attaque-défense. Et ce pour finalement se faire planter dans les arrêts de jeu (2-2) sur un but d’un ancien Lyonnais en ultra-fin de carrière, Mathieu Bodmer (36 ans), peu après celui de Christophe Jallet (35 ans). Difficile d’imaginer meilleur antidote pour éviter aux supporters de s’enflammer trop longtemps sur Sylvinho, non ?

Sylvinho maîtrise-t-il mieux sa communication que Bruno Genesio ?

Bruno Genesio avait fini par reconnaître après coup que sa communication « n’était pas la meilleure ». La culture de l’excuse et l’absence de remise en question personnelle n’avaient pas servi sa popularité auprès des supporters. Sylvinho n’en est pas là mais ses explications autour de « la mentalité des joueurs » à changer et son « exigence de performance sur 90 minutes » commencent à tourner en boucle face aux médias. On a du mal à comprendre les principes de jeu qu’il veut mettre en place tant il prend soin de ne pas lâcher grand-chose dans ses réponses.

Ses choix de joueurs cadres sont-ils cohérents ?

Pour son premier gros rendez-vous de Ligue des champions, Sylvinho a brouillé les pistes en laissant mardi sur le banc Joachim Andersen et Houssem Aouar, toujours titulaires jusque-là. Comme à Amiens quatre jours plus tôt, il n’a pas effectué le moindre changement avant le dernier quart d’heure de jeu, malgré un manque criant de créativité.

Son coaching très discret en cours de rencontre depuis la reprise peut globalement poser question. Et ce, à l’image des points perdus en Ligue 1 en ne faisant pas rentrer des éléments offensifs majeurs comme Moussa Dembélé (1-1 contre Bordeaux) et Memphis Depay (2-2 à Amiens). Le PSG, qui a perdu quatre de ses six derniers déplacements en L1 à Lyon, aura l’occasion de larguer l’OL à sept points, en seulement six journées. L’état de grâce de Sylvinho serait alors carrément mort né.

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