OL-OGC Nice : Conquérant et renforcé par le tandem Ndombele-Faivre, Lyon signe son « match référence » et s’accroche

Au Parc OL,

« Je pense qu’on tient notre match référence. » Anthony Lopes n’a pas résisté à ce bon vieux poncif du football, quelques minutes après l’épatant  succès lyonnais (2-0) contre l’OGC Nice samedi soir, au micro de Canal+. A sa décharge, afficher 60,2 % de possession de balle, avec un bilan de 11 tirs à 1, et même près de 250 passes réussies de plus que son adversaire, ne peut pas être anodin pour cet Olympique Lyonnais en quête de certitudes. Comme contre l’OM (2-1) le 1er février, les hommes de Peter Bosz ont su négocier un tournant à quitte ou double.

Au vu de leur déroute à Monaco une semaine plus tôt (2-0), on les imaginait pouvoir pointer à 11 points du podium à la fin du week-end. Mais grâce à un choc maîtrisé d’un bout à l’autre (si si, croyez-nous), les voilà de retour à 5 longueurs du Gym (3e). Une belle opération qui a du sens dans un contexte difficile, avec Peter Bosz dont l’avenir ne tient qu’à un fil, Jérôme Boateng écarté par le coach néerlandais, et des virages remontés.

« Avec le ballon, sans le ballon, tout m’a plu »

« Votre irrégularité et votre mentalité sont à vomir, réveillez-vous ! », a ainsi balancé le virage nord, tandis que le sud a ensuite clamé son soutien à Juninho, tout en taclant la direction : « Juni : un départ dans l’indifférence mais un amour éternel ! ». C’est donc pourtant bien dans ce contexte pesant que l’effectif lyonnais a validé à merveille les préceptes offensifs de Peter Bosz, lorsqu’ils semblaient justement aux oubliettes. L’intéressé a particulièrement aimé le contenu ce quatrième succès sur les cinq derniers matchs de Ligue 1.

« De la première à la dernière minute, avec le ballon, sans le ballon, tout m’a plu. Les joueurs n’ont pas eu peur de jouer et je suis très heureux de ça. On a fait un très très bon pressing, on a tout le temps mis de l’intensité. Cette saison, on avait fait des bons quarts d’heure, des bonnes demi-heures, mais là on a joué un grand match en entier. C’était du très très haut niveau. C’est exactement le style que je cherche à mettre en place depuis le début de la saison. Mais il faut aussi les joueurs pour jouer comme ça. »

« Quand on a Tanguy, c’est plus facile pour tout le monde sur le terrain »

Voilà une petite pique lourde de sens : l’ancien entraîneur de l’Ajax Amsterdam et du Bayer Leverkusen estime donc que son groupe n’était pas bâti pour coller à son jeu « attractif et offensif ». La grosse plus-value du week-end venait du retour de la CAN de Karl Toko Ekambi, deuxième buteur (2-0, 52e) et seul véritable attaquant de profondeur de cet OL. « Nos recrues nous amènent beaucoup aussi, apprécie Peter Bosz. Avec Karl et Romain Faivre, je peux jouer avec trois attaquants, alors qu’avant je ne le pouvais pas. Et puis c’est sûr que quand on a Tanguy Ndombele, c’est plus facile pour tout le monde sur le terrain. »

Ici au duel avec l'ailier niçois Justin Kluivert, Tanguy Ndombele a parfaitement lancé son retour au Parc OL samedi soir. OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)
Ici au duel avec l’ailier niçois Justin Kluivert, Tanguy Ndombele a parfaitement lancé son retour au Parc OL samedi soir. OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP) – AFP

Milieu de terrain frisson pour les supporteurs avec son combo puissance-vitesse-créativité, le joueur appartenant toujours à Tottenham a dès sa première titularisation montré à quel point il était plus mature et impliqué à la récupération que durant son premier passage à Lyon (de 2017 à 2019).

« Pas le bon état d’esprit » à Monaco

« J’espère trouver mes marques le plus vite possible, confie l’intéressé. Toute la semaine, on a parlé de jouer en équipe, avec ou sans le ballon, et je pense qu’on l’a démontré aujourd’hui. » Outre un pressing de tous les instants ayant permis d’étouffer le bloc niçois, l’OL a multiplié les spectaculaires mouvements offensifs, avec le plus souvent à la baguette un Lucas Paqueta retrouvé.

Mais au juste, comment ce récital peut-il être l’extrême opposé du match de Monaco (2-0) ? « La semaine dernière à Monaco, on n’était pas entrés dans le match avec le bon état d’esprit, glisse Romain Faivre, l’autre recrue du mercato hivernal lyonnais. Le coach nous a mis en garde et on a mis de l’intensité et de l’agressivité dès le début. Je ne sais pas si certains avaient enterré Lyon, mais on sait qu’il y a des joueurs de qualité ici, avec qui on parle forcément le même football. » Pas seulement une semaine sur deux, donc ?