OL-Losc : « Il a bonifié l’équipe techniquement »… Pourquoi les débuts réussis de Maxence Caqueret sont une évidence

Maxence Caqueret, ici pour sa grande première en Ligue 1 samedi à la Meinau. — Elyxandro CEGARRA/SIPA

  • Professionnel depuis décembre 2018 à l’OL, Maxence Caqueret a connu ses débuts en Ligue 1 samedi à Strasbourg (1-2).
  • Ce polyvalent milieu de terrain natif de Vénissieux a su s’imposer avec autorité, comme l’ont apprécié ses formateurs à l’OL, Cyrille Dolce et Armand Garrido.
  • A l’instar de son aîné Houssem Aouar deux ans plus tôt, l’international tricolore U20 espère désormais enchaîner les prestations avec les pros, dès ce mardi (21h05) contre le Losc.

Maxence Caqueret a beau ne pas avoir encore 20 ans, il commençait à s’impatienter. Capitaine dans toutes les catégories de son club formateur, le milieu de terrain lyonnais voyait des joueurs plus jeunes lui passer devant à l’OL en Ligue 1, Amine Gouiri (à 17 ans) puis  Willem Geubbels et Rayan Cherki (à 16 ans). Professionnel depuis une année, il devait se contenter de deux apparitions en Coupe de France, dont une titularisation dans un 32e de finale sans saveur à Bourges (0-2) en janvier dernier. Ses véritables débuts, probants à l’image de sa passe décisive pour Maxwel Cornet, samedi à Strasbourg (1-2), ont été salués par tout un club.

« Max est un joueur qui manie très bien le ballon et qui ne s’échappe pas non plus dans le duel, a ainsi indiqué Lucas Tousart après ce match. Il méritait de jouer, il a prouvé à tout le monde qu’il avait le talent pour le faire. » Ce ne sont certainement pas les suiveurs de l’académie lyonnaise ni ses formateurs que Maxence Caqueret avait besoin de convaincre en Alsace. « Tous les voyants ont toujours été au vert pour lui, résume Cyrille Dolce, son entraîneur en U15. Il a souvent été surclassé, il est le capitaine de la génération 2000, et il a l’OL dans le sang. »

A l'image de ce match de pré-saison disputé à Huddersfield en juillet 2018, Maxence Caqueret côtoie le groupe professionnel de l'OL depuis longtemps. A l’image de ce match de pré-saison disputé à Huddersfield en juillet 2018, Maxence Caqueret côtoie le groupe professionnel de l’OL depuis longtemps. – Matt West/BPI/Shutterst/SIPA

« Il a reçu deux tampons en début de partie puis il a pris la mesure du match »

Si bien que de nombreux observateurs imaginaient l’international tricolore U20, qui pourrait enchaîner ce mardi (21h05) contre le Losc, percer bien plus tôt. « Il y a quand même du monde dans le groupe pro au milieu, et les enjeux sont importants en Ligue 1 vu le début de saison lyonnais, rappelle Armand Garrido, son coach en U17 puis en National 2. Mais oui, je savais que ce jour viendrait pour lui et on a vu à quel point il avait une capacité d’adaptation importante. »

Cyrille Dolce n’a pas manqué de décortiquer les premiers pas dans l’élite de son ancien protégé, arrivé à l’OL à 11 ans : « Il attendait ce moment-là avec impatience. Samedi, il a reçu deux tampons en début de partie puis il a pris la mesure du match et est monté en puissance. Il a bonifié l’équipe techniquement. On a un peu eu l’impression de voir jouer Houssem Aouar ».

Maxence Caqueret a toujours été le capitaine de la génération 2000 à l'OL, comme ici en novembre 2018 lors d'une rencontre de Youth League face à Manchester City. Maxence Caqueret a toujours été le capitaine de la génération 2000 à l’OL, comme ici en novembre 2018 lors d’une rencontre de Youth League face à Manchester City. – TGSPhoto/REX/Shutterstock/SIPA

« Il a la technique, la vision, et il court tout le temps »

La comparaison n’est pas innocente car ce dernier a lui aussi attendu d’avoir 19 ans avant d’être lancé pour de bon en L1 par Bruno Genesio. Mais aussi parce qu’il présente un profil très technique et un physique assez frêle (1,75 m et 70 kg pour Aouar, 1,74 m et 63 kg pour Caqueret). Une morphologie ayant de quoi entraîner un scepticisme quant à ses capacités à s’imposer au plus haut niveau ? En conférence de presse lundi, Rudi Garcia a d’ailleurs fait référence à la fameuse séquence Aimé Jacquet-Robert Pirès de 1998 en incitant Maxence Caqueret à « muscler son jeu ». Le thème inspire Armand Garrido, célèbre figure de la formation à l’OL.

Pour moi, il n’y a aucune réticence à avoir. Ce sont les pieds qui comptent, et Maxence est une machine sur le terrain. Il a la technique, la vision et il court tout le temps. Que peut-on lui demander de plus ? Sans vouloir les comparer, j’ai serré un jour la main d’Andrés Iniesta et j’ai eu l’impression que c’était un ado. Il n’a pas dû voir une salle de muscu une seule fois dans sa vie et il n’y a pourtant pas, selon moi, de meilleur milieu de terrain que lui. Donc il faut arrêter avec ces critères physiques. »

Si Armand Garrido voit en Maxence Caqueret « plus de volume et moins de percussion » qu’en Houssem Aouar, la perspective d’une association entre ces purs produits façonnés à la Plaine des jeux de Gerland fait saliver de nombreux supporters. Cyrille Dolce loue une énième fois la mentalité du natif de Vénissieux : « Max ne te trahira jamais, il a une grande loyauté collective, un altruisme et une âme de compétiteur ». Des caractéristiques qui ne pourraient pas faire de mal à cet OL convalescent (7e en L1).

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