OL-Losc: Duel à distance avec l’ASSE, choc à Marseille… Ce finish avec ses rivaux devient «plus tendu» pour Lyon

A l’image de Memphis Depay, qui tente ici d’échapper à José Fonte, l’OL va vivre un nouveau finish de funambule en Ligue 1. — Laurent Cipriani/AP/SIPA

  • L’OL n’est pas parvenu à battre le Losc dimanche (2-2) lors du sommet de la 35e journée de Ligue 1.
  • A trois matchs de la fin de la saison, les Lyonnais sont désormais sous la pression de l’ASSE (4e), qui ne compte plus qu’un point de retard.
  • Les joueurs de l’OL tentent de positiver avant un nouveau tournant électrique, dimanche (21 heures) à Marseille (6e).

« Tes amis nous font souffrir. » C’est avec cette formule rappelant les liens entre Christophe Galtier et l’ASSE que Jean-Michel Aulas a accueilli l’entraîneur du Losc dimanche soir au Parc OL. Le nul (2-2) concédé ensuite par les Lyonnais lors de ce choc de Ligue 1 rend plus que jamais réelle la menace des Verts dans la nouvelle quête de Ligue des champions. Encore à sept points de l’OL et du podium il y a un mois, ils ne sont plus qu’à une longueur de leur cher voisin (+16 de goal average contre + 15 pour l’OL), et ce à trois journées de la fin.

« On avait d’autres ambitions pour ce match, reconnaît volontiers Anthony Lopes. On voulait mettre la pression sur Lille [qui conserve six points d’avance] jusqu’au bout pour la deuxième place. Ce match-là résume totalement notre saison. » Comprendre un flagrant manque de certitudes dans le jeu pour un groupe à la limite de la rupture, et pas seulement dimanche face à la vitesse désarmante de Nicolas Pépé, Jonathan Bamba et Jonathan Ikoné.

« On sauve les meubles avec cette égalisation »

Anthony Lopes met légitimement en avant « les cadeaux » effectués contre le Losc (coucou Jason Denayer et Léo Dubois). « On ne peut peut-être pas espérer plus sur cette saison en encaissant autant de buts », insiste l’international portugais. A savoir 45 (1,3 but par match en moyenne), ce qui fait de l’OL la dixième défense de Ligue 1 avec un total pire que sur cinq des six dernières saisons complètes, avec encore trois rencontres à disputer.

Devant, Martin Terrier est en réussite (six buts inscrits sur les sept dernières journées) mais Bruno Genesio a démarré le rendez-vous clé de la fin de saison à domicile en se passant de son meilleur buteur Moussa Dembélé (13 buts et 19 titularisations), seulement lancé à 20 minutes de la fin. Les rares joueurs s’arrêtant devant les médias se sont montrés lucides sur cette contre-performance : « on n’a pas vraiment su inquiéter les Lillois donc c’est un résultat logique » (dixit Houssem Aouar) ou « on sauve les meubles avec cette égalisation, c’est mieux que rien » (pour Martin Terrier).

« Ça va se jouer jusqu’au bout, comme d’habitude »

La dynamique, l’euphorie, la réussite, le calendrier… Tout semble pencher pour l’ASSE même si la bascule n’a pas été totale dimanche en raison de la rageuse égalisation de Léo Dubois (2-2, 74e), quelques heures après le succès stéphanois à Monaco (2-3).

A en croire Anthony Lopes, la force de l’habitude des Lyonnais, qui s’en sont sortis dans les derniers instants de la 38e journée la saison passée (3-2 contre Nice grâce à un triplé de Memphis Depay) pourrait être un précieux atout.

On a encore notre destin entre nos mains et tout sera ouvert jusqu’au dernier match. Ça va encore se jouer jusqu’au bout, j’ai envie de dire comme d’habitude. Ça fait un bon moment qu’on ne passe pas une saison tranquillement. »

« Si on fait le boulot, on n’aura pas à regarder derrière »

Ne comptez pas cette fois sur ce pilier de l’esprit derby pour balancer la punchline qui va bien afin d’enflammer encore davantage le sprint final : « On ne se concentre que sur nos performances ». Houssem Aouar donne légèrement plus le change sur le sujet : « La pression, on l’avait déjà. On savait que Saint-Etienne n’était pas loin, surtout en gagnant à Monaco. Bien sûr, le fait que ça soit Saint-Etienne derrière nous, c’est un peu plus tendu, avec un peu plus de pression bien entendu. On va relever la tête à Marseille. » Et oui, car le hasard du calendrier LFP a encore bien fait les choses en nous proposant un bouillant « Olympico » dimanche (21 heures) au Vélodrome.

Désormais largué à sept points de l’Europe, l’OM (6e) a une belle occase d’adoucir un brin son triste bilan en privant son rival lyonnais de Ligue des champions. « Je pense que Marseille nous attend énormément, ça va être un gros match, prévoit sans surprise Martin Terrier. Saint-Etienne revient mais avoir un point d’avance, c’est déjà ça. Si on fait le boulot, on n’aura pas à regarder derrière. » Pour la première fois depuis la saison 2013-2014, l’ASSE peut quand même légitimement rêver de rafler la suprématie régionale. Et à Lyon, cette perspective aurait le goût d’un sacré effet Kiss Cool, en plus d’une année sans Ligue des champions.

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