Oise : Trois policiers sous le coup d’une enquête pour coups et insultes racistes

Le parquet de Senlis, dans l’Oise, a ouvert une enquête, confiée à l’ Inspection générale de la police nationale (IGPN), après la plainte d’un jeune homme pour des coups et des  insultes racistes lors de son arrestation, a-t-on appris, vendredi, de sources judiciaire et policière.

« Trois policiers du commissariat de Creil sont visés » par cette enquête de l’IGPN, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Senlis Jean-Baptiste Bladier, confirmant une information du Parisien. « Les versions du plaignant et des fonctionnaires sont évidemment en opposition », a ajouté le magistrat.

« Quand les choses se passent bien, il y a rarement utilisation de la force »

Dans la nuit du 12 mars, à la suite d’un « refus d’obtempérer », ce jeune homme a été « amené au sol et blessé à l’épaule » par les policiers de la BAC, selon le directeur départemental de la sécurité publique Éric Heip. « Tout à fait normalement, le procureur a saisi l’IGPN pour déterminer si ces gestes constituent des violences » a-t-il ajouté. « S’il n’y avait pas eu ce délit [conduite sans permis] et cette volonté de s’extraire du contrôle, cela se serait passé plus facilement », note Eric Heip, estimant que « quand les choses se passent bien, il y a rarement utilisation de la force ».

Le jeune homme, étudiant de 22 ans selon Le Parisien, a raconté au journal avoir poursuivi sa route pendant 3 km après avoir vu les gyrophares de la voiture de police derrière lui, mais être ensuite sorti de son véhicule les mains levées. Son téléphone serait alors tombé de sa poche et les policiers, croyant à un jet d’objet, l’auraient fait tomber et frappé, rapporte-t-il. Un policier l’aurait également traité de « sale bicot ». A la suite de sa blessure à l’épaule, il s’est vu notifier une ITT de quinze jours, toujours selon Le Parisien.