« Ocean Viking » : Le navire va repartir en mission « le plus vite possible »

Des membres d’équipage de l' »Ocean Viking » secourent des migrants, le 10 août 2019. — Anne CHAON / AFP

Après le sauvetage de des 365 migrants et malgré un contexte difficile, l’Ocean Viking, le navire affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, va repartir « le plus vite possible », a annoncé l’ONG de sauvetage en mer, ce vendredi.

Le bateau va reprendre la mer « le plus vite possible, c’est une question de jours », a déclaré Nicholas Romaniuk, le coordinateur des recherches et des secours lors d’une conférence de presse à bord du navire.

Les ONG dénoncent l’absence de coordination

Des travaux de maintenance et de réparation de matériel sont en cours​, « dès que tout ça est fait, on va repartir », a-t-il assuré. L’équipage ressent « une fatigue » mais reste « très motivé » malgré la complexité des sauvetages au large des côtes libyennes, a-t-il indiqué. L’Ocean Viking s’est amarré mardi dans le port de Marseille après 23 jours de mer et le sauvetage de quatre canots de fortune en détresse. Les 356 rescapés ont été débarqués au large de Malte, après douze jours d’attente en Méditerranée.

Nicholas Romaniuk a dénoncé l’absence de coordination qui conduit à la mort de centaines de migrants embarqués parfois sur « des bateaux de caoutchouc de 13, 15 mètres, avec presque 200 personnes à bord ». « Dès qu’on voit un bateau, on appelle les gardes-côtes libyens mais ils ne répondent pas », a-t-il souligné.

« Leur plus grande crainte c’est d’être ramené vers la Libye »

Le fonctionnement de l’Ocean Viking nécessite « 14.000 euros par jour et ce sont essentiellement des citoyens qui financent nos missions », a souligné Sophie Bau, directrice générale de SOS Méditerranée France. Au-delà des opérations de sauvetage, le débarquement des migrants crispe les pays de l’Union européenne, dans un contexte de suspicions envers les organisations humanitaires, parfois accusées de faire le jeu des passeurs.

« Ça fait quand même quatorze mois (…) depuis la fermeture des ports italiens », qu’on attend la mise en place de mécanismes de débarquement, a rappelé Sophie Bau. « Ça peut très, très vite dégénérer quand les gens n’ont pas de perspective d’un débarquement dans un port sûr : leur plus grande crainte c’est d’être ramené vers la Libye » où ils décrivent des conditions de vie déplorables, a-t-elle souligné.

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