Novak Djokovic à l’Open d’Australie : Le président serbe accuse le Premier ministre australien de « maltraiter » le joueur et toute la Serbie

Heureusement, la Serbie n’a pas l’arme atomique. Car depuis le début de l’affaire Djokovic à Melbourne, le président Aleksandar Vucic ne cesse d’être dans la surenchère. Dans une vidéo postée ce vendredi sur les réseaux sociaux, il a de nouveau accusé les autorités australiennes de « maltraiter » l’enfant du pays, qui a vu son visa être révoqué pour la seconde fois. « Pourquoi le maltraitez-vous, pourquoi vous en prenez-vous non seulement à lui, mais aussi à sa famille et à toute la nation », s’est insurgé Vucic sur Instagram.

Toute la nation, carrément ? L’incident diplomatique, on peut le dire, est là. « Si vous vouliez interdire à Novak Djokovic de remporter un 10e trophée à Melbourne, pourquoi ne l’avez-vous pas renvoyé immédiatement, pourquoi ne lui avez-vous pas dit qu’il était impossible d’obtenir un visa pour votre pays ? », a demandé Aleksandar Vukic. Avant de conclure : « Novak, nous sommes à tes côtés ! ».

Un retour en rétention samedi ?

Le président serbe avait déjà apporté son soutien au joueur dès le début de l’affaire en qualifiant de « chasse aux sorcières politique » la rétention de la star du tennis mondial. « Nole » avait vu son visa annulé une première fois à son arrivée à Melbourne le 5 janvier et il avait été placé dans un centre de rétention. Ses avocats avaient alors obtenu d’un juge qu’il rétablisse son visa et ordonne sa libération immédiate le 10 janvier. Mais le ministre de l’Immigration a finalement annulé à nouveau son visa vendredi en vertu de son pouvoir discrétionnaire. Une décision prise « sur des bases sanitaires et d’ordre public », a précisé le ministre.

Un entretien avec les services de l’immigration australiens est prévu samedi matin à ce sujet, à deux jours du début de l’Open d’Australie où le Serbe espère conquérir un 10e titre et un 21e Grand Chelem, ce qui serait un record. Si cet entretien tourne mal, Djoko pourrait retourner en rétention. Cette série rocambolesque, où le Serbe plaide notamment « l’erreur humaine » pour sa déclaration d’entrée mal remplie, n’est donc pas terminée.