Novak Djokovic à l’Open d’Australie : Le joueur serbe à nouveau placé en rétention

Novak Djokovic n’est plus libre d’aller et venir comme il l’entend. Comme c’était prévu, le joueur serbe a été placé en rétention sous le contrôle de la police des frontières, samedi matin, selon les médias locaux. Une audience de procédure devait se dérouler dans la matinée, en attendant la décision finale sur une possible expulsion ce dimanche par un tribunal fédéral, 24 heures avant le début de l’Open d’Australie.

Djokovic, non-vacciné contre le Covid-19, a continué vendredi à s’entraîner dans l’espoir de conquérir un 10e titre à l’Open d’Australie, et une 21e victoire en Grand Chelem, ce qui serait un record. Mais, en fin de journée, le ministre de l’Immigration Alex Hawke a annulé, pour la deuxième fois, le visa australien du Serbe « sur des bases sanitaires et d’ordre public ».

Ping-pong judiciaire

« Les Australiens ont fait de nombreux sacrifices pendant cette pandémie et souhaitent à juste titre que le résultat de ces sacrifices soit protégé », a défendu le Premier ministre australien Scott Morrison.

Le joueur va-t-il finalement jeter l’éponge ? « Djokovic est extrêmement bien armé et dispose d’une équipe compétente autour de lui. Il peut soit rester et se battre, soit partir », estime l’avocat spécialisé dans les questions d’immigration Christopher Levingston.

« Nole » avait sollicité une dérogation pour entrer en Australie, en invoquant une contamination au Covid-19 en décembre, mais son visa a été annulé une première fois à son arrivée à Melbourne le 5 janvier et il a été placé en centre de rétention. Lundi dernier, il a été libéré après avoir obtenu d’un juge le rétablissement de son visa, mais le document a de nouveau été annulé vendredi par le ministre de l’Immigration en vertu de son pouvoir discrétionnaire.

« Erreur humaine »

Djokovic a admis avoir rempli incorrectement sa déclaration d’entrée en Australie, et n’avoir pas respecté les règles d’isolement après avoir été testé positif au Covid-19 en décembre. Djokovic, vu en Serbie et en Espagne dans les deux semaines précédant son arrivée, contrairement à ce qu’il avait déclaré dans le formulaire d’immigration, a plaidé « l’erreur humaine ».

Les rêves d’un 10e titre à Melbourne s’éloignent d’autant plus que cette annulation de visa, si le recours est rejeté, implique que Djokovic sera interdit d’entrée dans le pays pendant trois ans, sauf circonstances exceptionnelles.