Nouvelle Aquitaine : Une ancienne compétitrice d’équitation accuse de viols trois encadrants

Une quinquagénaire dénonce des faits de viol dans le milieu de l’équitation qui auraient eu lieu dans les années 80, dans les Pyrénées-Atlantiques. — PAU BARRENA / AFP

  • Une quinquagénaire, ancienne compétitrice, affirme avoir été victime de viols dans les années 80 par trois encadrants du milieu de l’équitation.
  • La fédération française d’équitation a annoncé une « série d’actions » lors du Jumping International de Bordeaux.
  • La quinquagénaire annonce avoir porté plainte mais certains des faits sont prescrits.

La fédération française d’équitation (FFE) a annoncé vendredi au Jumping International de Bordeaux « une série d’actions » après avoir été interpellée par une ancienne compétitrice affirmant avoir été victime de viols et agressions pendant son adolescence dans les années 80 par trois encadrants.

Amélie Quéguiner, quinquagénaire, a expliqué dans une lettre au président de la FFE Serge Lecomte, postée sur son compte Facebook, avoir été « la proie et la victime » de trois hommes, « l’enseignant de mon club pendant 10 ans, le CTR (Conseiller technique régional) de l’époque à plusieurs reprises lors de formation dans mon club et déplacement en championnat, un autre enseignant lors d’un stage régional ».

Certains des faits prescrits

Elle explique avoir « porté plainte contre ces trois individus, même si les faits sont aujourd’hui prescrits ». « J’avais envie de participer à la parole qui se libère en ce moment de manière à sensibiliser le plus de monde possible sur l’évidence que ces faits existent dans le sport et dans l’équitation en particulier », a-t-elle déclaré sur France Bleu Périgord.

Le parquet de Pau a confirmé vendredi avoir classé sans suite, fin 2019, une plainte déposée par Amélie Quéguiner en 2018, pour prescription. Depuis, Amélie Quéguiner a annoncé cette semaine sur Facebook avoir déposé une autre plainte, sans plus de précisions, postant la photo d’un récépissé de dépôt de plainte. La plupart des faits se seraient déroulés à l’époque dans les Pyrénées-Atlantiques, et hors de ce département pour des stages.

L’ancienne cavalière et aujourd’hui directrice de centre équestre en Dordogne, dénonce le fait que son agresseur principal « continue de prodiguer son savoir lors de stages en centres équestres ».

Dans un communiqué publié sur le site de la FFE, Serge Lecomte, évoquant la lettre d’Amélie Quéguiner, assure que « sous (sa) présidence, tous les faits dont nous avons été saisis relevant de violence, déviance ou abus sexuels, ont systématiquement, et sans délais, donné lieu à la mise en place de mesures conservatoires », et saisine des services compétents de l’État et de la commission juridique de la FFE.

S’agissant des mis en cause par Amélie Quéguiner, la directrice technique nationale de la FFE Sophie Dubourg a assuré pour sa part que « ces trois personnes-là n’ont pas de missions fédérales, donc c’est d’abord (du ressort) du ministère des Sports pour le droit d’enseigner, la carte professionnelle et (de) la justice pour le pénal. »

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