Nice : Qu’est-ce que le « groupe local de traitement de la délinquance » qui vient d’être mis en place ?

Le procureur de la République, le préfet et le maire lors d’un point presse au Palais de justice de Nice. — O. Ayed / 20 minutes / ANP

  • Après les violences aux Liserons, le procureur de la République, en collaboration avec le préfet et le maire, accélère la mise en place d’un groupe local de traitement de la délinquance « stupéfiants » (GLTD).
  • Cet outil permet le partage d’informations sur les trafics de stupéfiants.

Les violences du début du moins de juin dans le quartier des Liserons ont accéléré le déploiement d’un nouvel outil dans la lutte contre le trafic de drogue à Nice. Et c’est engagé contre « ce fléau » que le procureur de la République, accompagné du préfet des Alpes-Maritimes et du maire, a annoncé le lancement d’un groupe local de traitement de la délinquance « stupéfiant » (GLTD).

Le GLTD a quatre objectifs principaux : l’échange et le partage d’information, le repère de trafic et l’action sur le plan judiciaire. Le tout avec la collaboration des services de police, de la gendarmerie, de la douane, de l’administration financière et de bailleurs sociaux.

« Pour répondre aux inquiétudes de la population »

Ce dispositif, testé également à Nantes et plus récemment Dijon est thématique, centré sur les stupéfiants et non pas géographique. « Il a pour vocation principale d’être sur les territoires niçois mais j’ai voulu associer la gendarmerie car les trafiquants ne s’arrêtent pas à Nice », explique le procureur de la république, Xavier Bonhomme.

« À mon arrivée à Nice, j’ai été alerté par la nécessité d’entamer les actions dans des quartiers de Nice confrontés à des trafics en matières de stupéfiants qui génèrent l’insécurité », justifie-t-il. Même son de cloche du côté de Christian Estrosi qui évoque les « inquiétudes de la population » dans « certains quartiers comme les Liserons, l’Ariane, Las Planas, les Moulins, René Cassin ou encore la rue Trachel ».

Ce dispositif devrait également ouvrir la voie à un « durcissement de la pénalisation des usagers de stupéfiants », confirme le procureur de la République lors du point presse ce mardi.

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