Nice : Privée de la reconnaissance faciale, la ville veut utiliser l’intelligence artificielle

Toujours dans les très hautes technologies, mais en changeant un peu de voie. Après avoir testé un système de reconnaissance faciale, la ville de Nice va solliciter la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) « avant l’été » afin de mettre en place une plateforme de recherches basée cette fois sur l’intelligence artificielle, a annoncé Christian Estrosi ce jeudi.

Ce système en cours d’expérimentation n’utilise « pas de photos, de données biométriques ou d’autre dispositif non autorisé », a assuré le maire. Basé sur un logiciel de la société canadienne Avigilon, il permet de rechercher une personne via des caméras « sans avoir recours aux techniques de reconnaissance faciale » mais en fonction de plusieurs critères : tenue vestimentaire, données corporelles, âge, taille.

« Un gain de temps important »

Exploité par la police municipale, ce système permettra « un gain de temps important » et pourra être utilisé « en fonction des événements et besoins opérationnels de police comme lors d’un match de football, le carnaval ou le Nice jazz festival », a précisé l’élu.

La ville de Nice a déjà mené des expérimentations sur la reconnaissance faciale lors de la de son carnaval, en 2019, afin de repérer des enfants perdus dans la foule ou des personnes recherchées. Un test que la Cnil n’avait pas jugé satisfaisant, pointant des lacunes dans le rapport de la municipalité.

Christian Estrosi, qui a stigmatisé « la position dogmatique » de l’organisme, a expliqué : « Je suis à peu près convaincu que la Cnil, que nous sollicitons par précaution, validera notre proposition ».