Nantes : Plus écolo et moins chers, les réseaux de chaleur étendent leur toile

C’est l’immeuble le plus peuplé (3.000 habitants) de l’agglomération nantaise et probablement aussi le plus emblématique du fait de son imposante architecture pyramidale. Le Sillon-de-Bretagne, à Saint-Herblain, vient d’être raccordé au réseau de chaleur « Nord-Chézine ». Ce réseau de tuyaux enterrés, qui fournit du chauffage et de l’eau chaude aux bâtiments collectifs, est alimenté en grande partie par l’incinération des déchets du centre de traitement Arc-en-Ciel à Couëron. Il permet de réduire la consommation d’énergies fossiles et offre un tarif plutôt raisonnable (inférieur aux prix du gaz et de l’électricité) aux usagers.

Près de 700 logements, mais aussi des bureaux et quelques commerces, bénéficient désormais de ce raccordement au Sillon-de-Bretagne. Sur le tracé de cette nouvelle branche du réseau, d’autres lieux viennent également d’être raccordés, à l’image du groupe scolaire Nelson-Mandela ou d’une copropriété de 60 logements.

Cinq réseaux de chaleur au total

Outre le réseau de chaleur « Nord-Chézine » en cours de développement (déjà 33 km de tuyaux), l’agglomération nantaise dispose de quatre autres réseaux de chaleur alimentés principalement par des chaufferies bois ou gaz. Le plus gros, le réseau « Centre-Loire », long de 86 km, est raccordé à quelque 20.000 logements et plus d’une centaine d’équipements, dont l’université et la clinique Jules-Verne.

Au total, sur l’ensemble de l’agglomération nantaise, près de 38.000 appartements (70 % de logements sociaux) sont chauffés par l’un des réseaux de chaleur gérés par la métropole. L’Ademe, l’agence de la transition écologique agréée par l’Etat, a déjà versé 45 millions d’euros de subventions pour le développement de ces réseaux.