Municipales : L’exécutif n’interdira pas les listes communautaires

Edouard Philippe à l’Elysée, le 21 octobre 2019. — PIERRE VILLARD/SIPA

L’exécutif n’envisage pas d’interdire les listes communautaires qui voudront concourir aux élections municipales, a indiqué mardi l’entourage du Premier ministre Edouard Philippe, alors que l’opposition LR prépare une proposition de loi contre les « listes communautaristes ».

« Ce n’est pas au gouvernement de décider qui a le droit de se présenter ou non », selon une source à Matignon. « Est-ce que pour autant on ne peut rien faire ? Non. On peut aller au combat en dénonçant le fait même que se montent de telles listes communautaires » a-t-elle ajouté, assurant : « On ne va pas s’endormir en regardant ailleurs. On veut porter ce combat sur le terrain politique, comme on le fait face au RN ».

« Contrer ce qui est une forme de sécession »

Le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, va déposer une proposition de loi pour interdire les « listes communautaristes » aux élections, afin de « contrer ce qui est une forme de sécession », une idée soutenue par divers responsables politiques allant de Marine Le Pen (RN) à Raphaël Glucksmann (Place publique). Bruno Retailleau, présentant son projet au Journal du Dimanche, a visé nommément l’Union des démocrates musulmans français (UDMF). Ce parti créé en 2012 a recueilli moins de 29.000 voix aux Européennes, avec cependant des pics dans quelques communes en région parisienne.

« Il n’existe pas de listes communautaires, personne ne se revendique ainsi », avait affirmé au début du mois le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Cependant, si dans une campagne « il y a le moindre acte, la moindre parole qui mette en cause les fondements de la République, je serai le premier à interdire » la liste en cause, avait-il assuré.

Politique

Strasbourg : L’éphémère candidat RN aux municipales, Thibault Gond-Manteaux, rattrapé par son passé judiciaire

0 partage