Municipales à Paris : soutien des élus écologistes à Sophia Chikirou, LFI
Jérôme Gleizes et Emile Meunier, deux conseillers écologistes à la Mairie de Paris, ont annoncé rejoindre la candidate insoumise Sophia Chikirou, contre la consigne de leur parti de faire alliance avec les socialistes. Au total, 20 % des places éligibles sur la liste LFI pour la mairie centrale et les mairies d’arrondissement seront réservées à des candidats écologistes réunis dans le collectif des « Verts populaires ».
Jérôme Gleizes et Emile Meunier, deux conseillers écologistes à la Mairie de Paris, ont annoncé rejoindre la candidate insoumise Sophia Chikirou, en dépit de la consigne de leur parti de s’allier avec les socialistes.
« On est rentrés très souvent en conflit avec la politique sociale-démocrate menée à Paris, que ce soit sur les questions d’urbanisme, sur les questions de la place de la publicité, ce qu’on appelle la « LVMHisation » », a déclaré à l’AFP Emile Meunier, conseiller du 18e arrondissement, qui avait voté contre le ralliement des écologistes à une union de la gauche hors LFI dirigée par le socialiste Emmanuel Grégoire.
**Une nouvelle alliance de gauche**
Au total, 20 % des places éligibles sur la liste LFI pour la mairie centrale et les mairies d’arrondissement seront réservées à des candidats écologistes réunis dans le collectif des « Verts populaires ». « On a passé beaucoup de temps à travailler sur le programme », a expliqué Sophia Chikirou.
Parmi les propositions vertes intégrées à son programme, celle de faire évoluer le périphérique parisien « vers un boulevard urbain », ou encore l’engagement de « ne plus artificialiser un seul mètre carré ».
Les deux élus parisiens, qui affirment être « plusieurs dizaines » à franchir le pas à Paris, font partie des quelque 400 signataires d’une tribune, publiée lundi dans Mediapart, critiquant la stratégie d’alliance de la direction nationale du parti Les Ecologistes. Les signataires expriment leur refus d’être « la béquille d’une social-démocratie qui entend exclure La France insoumise et choisit de tourner le dos au programme comme à la logique unitaire du Nouveau Front populaire ». Cette stratégie d’alliance à Paris rappelle celle récemment annoncée à Montpellier.
**Emmanuel Grégoire en ligne de mire**
« L’élection municipale n’est pas déconnectée des enjeux nationaux », a commenté Sophia Chikirou, qui critique régulièrement Emmanuel Grégoire pour ses votes en tant que député à l’Assemblée nationale, notamment pour avoir validé le budget 2026 aux côtés des députés macronistes. « À Paris, Grégoire se dit de gauche. Mais à l’Assemblée, ses votes sont clairs : brutalisation du Parlement, austérité, coupes dans la santé, la culture, l’écologie, le social », lui avait-elle reproché mardi sur X.
La candidate LFI, qui tiendra son premier grand meeting vendredi, souhaite également commencer dès ce week-end un travail de terrain pour « aller chercher les abstentionnistes », notamment les jeunes et les habitants des quartiers populaires.
« Notre objectif, c’est d’aller chercher les 30 % d’électeurs qui ont voté Mélenchon en 2022 parce que s’ils ont adhéré au projet « Avenir en commun », c’est qu’ils adhèrent au projet « Nouveau Paris Populaire » », a-t-elle précisé.

