France

Municipales à Paris : Sarah Knafo choisie par une adjointe LR, pas Rachida Dati

Rachida Dati a été confrontée à une défection lorsque Aurélie Assouline, adjointe LR du 17e arrondissement de Paris, a annoncé rejoindre la campagne de Sarah Knafo, cheffe de file des zemmouristes aux élections municipales dans la capitale. Dans une étude Cluster 17 pour Politico parue lundi, Sarah Knafo est créditée de 10 % d’intentions de vote au premier tour, derrière Emmanuel Grégoire à 33 %, Rachida Dati à 26 %, Pierre-Yves Bournazel à 14 %, et Sophia Chikirou à 12 %.


La lutte pour l’hôtel de ville de Paris se poursuit. Samedi, Rachida Dati a fait face à une défection notable. Aurélie Assouline, adjointe LR du 17e arrondissement, a annoncé qu’elle rejoindrait la campagne de Sarah Knafo, cheffe de file des zemmouristes pour les élections municipales dans la capitale, dans un entretien accordé au Journal du dimanche.

Aurélie Assouline a précisé qu’elle serait tête de liste dans son arrondissement du nord-ouest de Paris, probablement contre le maire LR sortant, Geoffroy Boulard, qui soutient Rachida Dati (investie par LR, le MoDem et l’UDI) pour la mairie centrale.

Une élue en faveur de « l’union des droites »

« Je suis élue Les Républicains – et je reste fidèle à ma famille politique – mais mon parti a fait le choix d’investir une candidate qui appartient au gouvernement d’Emmanuel Macron », a souligné Aurélie Assouline. Elle pense également que « le projet de Sarah Knafo […] est le seul à assumer pleinement une ambition de droite pour Paris ».

Concernant la question de « l’union des droites », qui évoque la collaboration entre la droite et l’extrême droite, Aurélie Assouline estime qu’« à Paris, Sarah (Knafo) est la seule à pouvoir la réaliser ».

Dans une étude Cluster 17 pour Politico publiée lundi, la candidate de Reconquête est évaluée à 10 % d’intentions de vote au premier tour, le minimum requis pour se maintenir au second tour, derrière Emmanuel Grégoire (union de la gauche hors LFI), avec 33 %, Rachida Dati, à 26 % ; Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance), à 14 % ; et Sophia Chikirou (LFI), à 12 %.