Municipales à Paris: Nos conseils (gratuits) aux candidats LREM avant leur grand oral

Hugues Renson, Cédric Villani et Benjamin Griveaux prêts à lire nos conseils pour Paris. — photomontage maison

  • Benjamin Griveaux, Cédric Villani et Hugues Renson sont les candidats à l’investiture pour les municipales à Paris.
  • Les trois candidats passent un oral devant la Commission d’investiture du mouvement mardi.
  • 20 Minutes leur offre quelques conseils pour réussir cet entretien.

Au moment où les lycéens planchent sur le rattrapage du bac, certains marcheurs préparent, eux aussi, un grand oral. Benjamin Griveaux, Cédric Villani et Hugues Renson, candidats à l’investiture pour les municipales à Paris, seront entendus pendant 45 minutes par la Commission nationale d’investiture (CNI) de La République en marche mardi. 20 Minutes leur donne (gratuitement) quelques conseils pour préparer au mieux l’exercice.

Faire briller le nom de ses soutiens

«La capacité de rassemblement » est l’un des critères établis par la Commission nationale d’investiture pour choisir leur champion. Alors avant de partir au front, mieux vaut compter ses soldats. Et mettre en avant les renforts obtenus dans la dernière ligne droite. Benjamin Griveaux devrait insister sur l’appui massif des cadres et élus LREM parisiens, notamment les députés, ainsi que celui de plusieurs membres du gouvernement, Marlène Schiappa et Gabriel Attal en tête.

Cédric Villani pourra lui insister sur les soutiens de l’ancien secrétaire d’Etat Mounir Mahjoubi, qui a jeté l’éponge la semaine dernière, de l’ex-candidate Anne Lebreton, adjointe au maire du 4e arrondissement de Paris et de personnalités de la société civile.

Connaître le prix du ticket de métro

Avant tout examen, il faut réviser ses gammes. Le CNI précise d’ailleurs que la « connaissance du territoire » et « l’implantation locale » des postulants seront prises en compte. Apparaître « déconnecté » du quotidien des habitants serait catastrophique.

Plus que quelques heures donc, pour réviser ses classiques : prix de la baguette, lignes de métro, tarif des trottinettes, hauteur de la tour Eiffel… L’objectif ? Eviter les boulettes comme celle d’Hugues Renson, qui a séché sur le prix du pass Navigo il y a quelques jours.

Ne pas dire du mal des collègues

Insulter l’avenir est une stratégie risquée. Même sûr de ses forces, un candidat n’a pas vraiment intérêt à dire du mal de ses concurrents. Montrer que l’on est prêt à s’entendre avec ses collègues, même en cas de défaite, ne peut être que positif. D’ailleurs, tous ceux qui souhaitent obtenir l’investiture ont dû signer un engagement sur l’honneur à respecter la décision finale.

Montrer qu’on est le meilleur, tout simplement

Il va falloir être habile : s’il ne faut pas dégommer ses concurrents, on reste dans une compétition. Pour séduire, chaque candidat devra détailler « l’ambition de son projet pour la commune et sa faisabilité compte tenu des particularités locales ». Mais la commission attend également des précisions sur un autre critère : la « capacité à faire le meilleur résultat ». C’est là qu’il faut sortir des sondages de sa besace. Cédric Villani semble l’avoir bien compris : « Il faut choisir un candidat qui gagne […] Le dernier sondage Ifop me donne deux points d’avance au second tour », a-t-il lancé sur RMC, comme pour mieux souligner que dans cette même enquête, Benjamin Griveaux était lui devancé par Anne Hidalgo.

Ne pas froisser les membres de la CNI

Attention à ne pas agacer la CNI en critiquant les règles. Mi-juin, Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Anne Lebreton, avaient ainsi contesté le mode de désignation, plaidant pour une «consultation citoyenne» dans le JDD. Le lauréat de la médaille Fields en a d’ailleurs remis une couche sur BFM TV jeudi : « Ce n’est pas en 45 minutes qu’on peut déterminer celui qui a les meilleures chances de succès » à Paris.

Une proposition déjà balayée dans le Parisien par le sénateur Alain Richard, copilote de la CNI : « Ils ont fait le choix de faire une tribune avec toute la publicité qu’ils pouvaient atteindre. Ils connaissent pourtant bien les règles du mouvement qui, pour trois des quatre signataires, leur ont été favorables lorsqu’il a fallu choisir des candidats pour les législatives de 2017 », avait-il répondu avec un poil d’agacement.

Bonus : Déclarer son amour à Emmanuel Macron

Officiellement, la commission doit transmettre un nom au bureau exécutif du parti pour validation. Mais dans une ville aussi cruciale que Paris, les candidats n’ignorent pas qu’Emmanuel Macron aura son mot à dire. Louer les qualités du chef de l’Etat lors de l’audition pourrait être bien utile.

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