France

Municipales 2026 : Paris, Marseille, Bordeaux… Candidats non fusionnés avant le second tour

À Marseille, Sébastien Delogu (LFI) a réclamé en vain la fusion avec le maire sortant Benoît Payan, lui déclarant : « Cette main-là, elle m’a donné des coups de poing pendant des mois et au soir de se partager les places, elle deviendrait une main tendue ? » À Limoges, Émile Roger Lombertie (divers droite), mis en examen en mai 2025 pour harcèlement sexuel et harcèlement moral, est arrivé péniblement cinquième à l’issue du premier tour (10,05 %) et a jeté l’éponge.


Il existe de nombreux candidats qui ont décidé de fusionner leurs listes dans l’espoir de remporter la victoire dimanche. Cependant, ce choix n’est pas toujours aussi simple, car la fusion des listes ne garantit pas nécessairement une addition des voix. D’autres candidats, pour leur part, ont choisi de se retirer, souvent dans le but de favoriser une liste encore en compétition.

À Marseille, Sébastien Delogu (LFI) a tenté en vain de fusionner avec le maire sortant Benoît Payan, qui est en concurrence avec le candidat du RN, Franck Allisio. Payan a réagi à cette proposition en disant : « Cette main-là, elle m’a donné des coups de poing pendant des mois et au soir de se partager les places, elle deviendrait une main tendue ? ». Finalement, Delogu a décidé de se retirer pour empêcher une victoire du RN dans la ville.

À Paris, la situation est similaire. Rachida Dati (LR) a refusé d’intégrer Sarah Knafo (Reconquête !) sur sa liste. Pour tenter d’écarter la gauche de la mairie, la candidate d’extrême droite a décidé de se retirer.

À Bordeaux, la situation est plus inattendue. Philippe Dessertine (Divers centre), qui avait déclinél’aide de Thomas Cazenave (Union du centre, 25,58 %), a surpris tout le monde en annonçant qu’il ne se présenterait pas au second tour. Ce retrait change la dynamique d’une triangulaire incertaine, laissant Cazenave avec une réserve de voix significative face au maire sortant Pierre Hurmic (Union de la gauche).

À Limoges et Carcassonne, ce sont les maires sortants, qui ont été largement désavoués par les électeurs, qui ont choisi de se retirer. Gérard Larrat (divers droite), arrivé quatrième dans un premier tour dominé par le RN, a annoncé qu’il se retirait de la vie politique. À Limoges, Émile Roger Lombertie (divers droite), mis en examen en mai 2025 pour harcèlement sexuel et moral et arrivé cinquième avec 10,05 %, a également décidé de se retirer.

À Toulon, le sénateur Michel Bonnus (LR, 15,71 %) espère, par son retrait, faire obstacle à la candidate RN Laure Lavalette, qui est en tête avec 42,05 %. Celle-ci affrontera Josée Massi (divers droite, 29,54 %) au second tour.

À Poitiers, François Blanchard, le candidat socialiste, a choisi de se retirer afin de faire barrage à la liste de la maire sortante, l’écologiste Léonore Moncond’huy, après sa fusion avec LFI. Il n’appelle pas à voter pour le centriste Anthony Brottier, mais exhorte les électeurs à « ne pas se tromper et à ne pas mettre un bulletin dans l’urne avec le logo de La France insoumise ». Le PS a pris ses distances avec son ancien candidat.

D’autres choix personnels ont également marqué cette période entre les deux tours. Pierre-Yves Bournazel à Paris a accepté la fusion avec Rachida Dati sans y participer lui-même, tandis que Bassem Asseh, premier adjoint à Nantes de la maire socialiste Johanna Rolland, a quitté ses fonctions après l’annonce de la fusion avec LFI.