France

Municipales 2026 : LFI s’allie à Grégory Doucet à Lyon, pas d’accord à Paris.

Les électeurs de Saint-Jean-de-Védas, une commune de 13.300 habitants de la métropole de Montpellier, avaient le choix entre sept listes. Une configuration unique en France qui tient à une situation locale inédite.

Vers une septangulaire dans la métropole de Montpellier

Cette situation est rare. Les électeurs de Saint-Jean-de-Védas, une commune de 13.300 habitants dans la métropole de Montpellier, ont eu le choix entre sept listes. Toutes ont obtenu plus de 10 % des voix et peuvent donc se présenter au second tour, dimanche. Une configuration sans équivalent en France, résultant d’une situation locale singulière.

Résultats des Municipales 2026 : Un drame et une fronde à l’origine d’une incroyable septangulaire dans l’Hérault

Pression sur Payan pour une éventuelle fusion avec LFI

Alors que le maire de Marseille, Benoît Payan, a indiqué qu’il ne souhaitait pas engager de discussions avec LFI, un rassemblement a eu lieu ce lundi soir devant la mairie de Marseille pour tenter de le convaincre de changer d’avis.

À la tête d’une liste d’Union de gauche excluant les Insoumis, Benoît Payan a terminé très légèrement en tête devant le RN, représenté par Franck Allisio. Moins de 5.000 voix séparant les deux listes. Martine Vassal (divers droite, 12,41 %) a annoncé qu’elle maintiendrait sa candidature. Sébastien Delogu (LFI, 11,94 %) s’est placé quatrième.

Un rassemblement devant la mairie de Marseille pour forcer Benoît Payan à fusionner avec LFI.
Un rassemblement devant la mairie de Marseille pour forcer Benoît Payan à fusionner avec LFI. - A. Vella/20 Minutes

En difficultés, la maire écologiste fusionne avec LFI pour le 2e tour

La maire sortante de Strasbourg, Jeanne Barseghian (Les Ecologistes), et LFI ont annoncé lundi leur alliance pour tenter de remporter les élections face à la socialiste Catherine Trautmann, arrivée en tête avec 25,93 % des voix au premier tour. Jeanne Barseghian a terminé troisième avec 19,72 %, et les Insoumis se sont classés quatrièmes avec 12,03 %.

Les cinq candidats de Place publique, dirigés par l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, qui figuraient sur la liste du premier tour de la maire écologiste, se sont retirés, a indiqué Jeanne Barseghian.

Un second tour s’annoncera donc sous la forme d’une triangulaire dans le Bas-Rhin, avec le candidat divers droite Jean-Philippe Vetter, qui a obtenu 24,23 % des voix.

Le directeur de cabinet de Lecornu battu en Haute-Saône

Philippe Gustin, directeur de cabinet de Sébastien Lecornu, n’a pas réussi à remporter la petite ville de Fougerolles-Saint-Valbert, son lieu d’origine familial, lors des élections municipales en Haute-Saône.

Philippe Gustin, 65 ans, qui était devenu tête de liste divers centre après que la maire sortante, Christiane Oudot, lui a passé le relais plus tôt que prévu, a terminé en deuxième position avec 26,64 % des voix. Il a été battu par Alain Grillot (divers droite), qui a été élu dès le premier tour avec 52,60 % des suffrages.

« Fusion technique », « prime majoritaire »… On vous aide à y voir plus clair dans l’entre-deux-tours

1.771 communes ont vu plus de deux candidats qualifiés pour le second tour des municipales, avec notamment une potentielle « septangulaire » à Saint-Jean-de-Védas, des « quadrangulaires » à Marseille et Strasbourg, ainsi que 1.097 « triangulaires ».

Les alliances se multiplient en vue du deuxième tour du 22 mars. « Désistement », « fusion technique », « triangulaire »… Ces termes seront très présents pendant l’entre-deux-tours. Nous vous en détaillons le sens.

Municipales 2026 : « Fusion technique », « prime majoritaire »… Le vocabulaire du second tour

A Clermont-Ferrand, le maire PS Olivier Bianchi annonce une fusion « technique » avec LFI

Olivier Bianchi, maire sortant socialiste de Clermont-Ferrand, a annoncé une fusion « technique » de sa liste avec celle de La France insoumise (LFI), dirigée par la députée Marianne Maximi. En cas de victoire, les Insoumis intégrés à la liste ne siègeraient pas dans la majorité et formeraient un groupe séparé, voire un groupe d’opposition.

L’édile vise un troisième mandat dans une ville socialiste depuis la Libération. Les listes d’Olivier Bianchi (29,99 %) et de Marianne Maximi (17,01 %) ont été devancées au premier tour par le candidat LR, Julien Bony, qui a obtenu 33,95 %.

A Lille, l’écologiste Stéphane Baly annonce sa fusion avec le PS

Arrivé en troisième position au premier tour avec 17,75 % des voix, l’écologiste Stéphane Baly a annoncé sa fusion avec la liste d’Union de gauche dirigée par le socialiste Arnaud Deslandes, qui est arrivée en tête avec 26,26 %, juste devant les Insoumis de Lahouaria Addouche (23,36 %).

Le maire socialiste de Brest annonce une alliance avec LFI

François Cuillandre, le maire PS sortant, devancé par Stéphane Roudaut (divers droite) au premier tour des élections municipales à Brest, a annoncé une alliance avec LFI pour le second tour.

La CGT et la CFDT appellent à faire obstacle à l’extrême droite

La CGT a appelé lundi à « refuser toute alliance » avec l’extrême droite, tandis que la CFDT a exhorté les électeurs à s’opposer aux élus « qui prônent l’inégalité des droits entre les personnes » au lendemain du premier tour des élections municipales.

La confédération invite chacun à « prendre ses responsabilités » face au « pire ennemi du monde du travail ». « Les difficultés sociales s’aggravent dans de nombreux territoires et les résultats du 1er tour confirment la sanction de la politique antisociale du gouvernement », a également souligné la CGT.

De son côté, la CFDT a indiqué que « plusieurs communes et grandes villes demeurent sous la menace d’une gestion par des équipes d’extrême droite ». « La CFDT, fidèle à ses valeurs et à son combat permanent contre une ligne politique qui place l’exclusion et la préférence nationale au cœur de son programme, appelle les électrices et les électeurs attachés aux principes fondamentaux de la République à refuser que leur quotidien soit imposé par des élus prônant l’inégalité des droits entre les personnes », a-t-elle ajouté.

A Paris, Bournazel pose ses conditions à Dati mais toujours pas d’accord pour une fusion

Après la qualification in extremis de l’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo (10,4 %), l’attention se concentre sur Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons/Renaissance, qui est pressé par l’ensemble de son camp et notamment Edouard Philippe de s’allier à Rachida Dati, candidate LR soutenue par le MoDem et l’UDI, malgré leurs relations notoirement tendues.

La maire du VIIe arrondissement, réélue largement dans son fief, a proposé à son concurrent de centre-droit une fusion de leurs listes, ce qu’elle avait jusque-là exclu. Toutefois, les négociations sont compliquées, Bournazel ayant imposé plusieurs « préalables » à l’union, dont une demande de « clarté » de Dati sur « le refus des extrêmes », c’est-à-dire toute alliance avec Sarah Knafo.

Une première rencontre entre Bournazel et Dati a eu lieu ce lundi après-midi, mais Rachida Dati n’avait pas encore donné suite à ses demandes.

Une commission d’investiture est prévue chez Horizons mardi matin. « Sauf si l’accord est vraiment inacceptable, je ne comprends pas pourquoi elle refuserait » la fusion, a confié une source du parti. Pierre-Yves Bournazel, qui avait jusqu’ici adopté une position « Ni Grégoire, ni Dati », doit s’exprimer vers 20 heures.

Face au RN et à la gauche, les deux listes de droite fusionnent à Nîmes

Les fusions se poursuivent ce lundi, cette fois entre deux listes de droite à Nîmes. Les listes de droite arrivées aux troisième et quatrième places lors du premier tour vont fusionner pour barrer la route au RN et à l’union de la gauche au second tour, ont annoncé leurs deux têtes de liste.

Le candidat Les Républicains, l’actuel premier adjoint au maire Franck Proust, qui a obtenu 19,55 % des voix, et l’ex-premier adjoint LR en dissidence, Julien Plantier (15,55 %), vont présenter une liste commune face au candidat du Rassemblement national, Julien Sanchez (30,39 %), et au communiste Vincent Bouget (30,05 %), ont informé les deux hommes lors d’une conférence de presse conjointe dans un café de Nîmes.

Six listes en vue au second tour à Poitiers, un cas de figure rarissime

À Poitiers, les six candidats qualifiés pour le second tour des municipales, dont la maire écologiste sortante Léonore Moncond’huy, devraient maintenir leurs listes inchangées dimanche, faute d’accord de fusion trouvé lundi, entraînant un scénario exceptionnel.

Dans cette ville de 90.000 habitants, la maire écologiste a obtenu 26,41 % des voix, tandis qu’Anthony Brottier, ancien macroniste sans étiquette, a récolté 23,90 %, et l’Insoumis allié aux communistes, Bertrand Geay, 14,05 %.

Également qualifiés, le candidat PS, François Blanchard, a obtenu 11,48 %, alors que celui du Rassemblement national et de l’Union des Droites, Charles Rangheard, a recueilli 10,53 %, ainsi que Lucile Parnaudeau de Renaissance avec 10,24 %.

A Nice, la candidate de gauche (hors LFI) maintient sa candidature face à Ciotti et Estrosi

A Nice, Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de la gauche unie mais hors LFI, a annoncé lundi qu’elle maintiendrait sa candidature au second tour, se classant troisième derrière Éric Ciotti (UDR) et le maire sortant Christian Estrosi (Horizons), en position très défavorable.

« J’ai déposé ma liste aujourd’hui à 14 heures », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse, critiquant les deux candidats, en affirmant qu’« entre la droite traditionnelle se prétendant gaulliste et l’extrême droite, les frontières ont été brouillées ».

LFI rejoint la liste de Grégory Doucet, maire sortant de Lyon

LFI a accepté lundi de rejoindre les listes de Grégory Doucet en vue du second tour des municipales à Lyon, un soutien crucial pour le maire écologiste dans sa quête de victoire contre Jean-Michel Aulas, qui critique cet accord comme étant « honteux ». « Le rassemblement autour de Grégory Doucet s’élargit. Par souci de responsabilité, les listes de La France insoumise ont, comme cela s’est fait ailleurs, rejoint cette dynamique », a précisé la liste du maire dans un communiqué. Il s’agit d’un « accord technique », sans impact sur le programme ni promesse de postes dans l’exécutif en cas de victoire, a précisé son entourage à l’AFP.

Grégory Doucet a obtenu la première place dimanche avec 37,36 % des voix, devant son adversaire principal, l’ancien président de l’Olympique lyonnais, qui a reçu 36,78 %, et la députée LFI Anaïs Belouassa-Cherifi, troisième avec 10,41 %. Avant le premier tour, il avait proposé une main tendue à LFI et n’avait pas exclu une fusion avec les Insoumis s’ils atteignaient le seuil des 10 %.

Les négociations entre les deux parties ont été délicates lundi. Anaïs Belousassa-Cherifi avait demandé une représentation de ses équipes proportionnelle à leur résultat. « Le nombre de places sur la liste doit respecter la proportionnalité », a-t-elle déclaré à l’AFP.

Nouvelle fusion de listes entre socialistes et Insoumis, cette fois à Limoges

Après Toulouse ou Avignon, c’est au tour des listes PS et LFI de fusionner à Limoges pour le second tour des municipales, selon les équipes de campagne. Thierry Miguel, candidat PS-PCF-Place publique, qui a terminé troisième au premier tour, a accepté lundi de fusionner sa liste avec celle du député Insoumis Damien Maudet, afin de devancer le président LR de la métropole, Guillaume Guérin, qui est arrivés en tête, selon leurs équipes.

Thierry Miguel et Damien Maudet ont obtenu respectivement 16,92 % et 24,86 % des voix dimanche, contre 27,34 % pour Guillaume Guérin. Ils espèrent ainsi renverser la tendance dans cette ville de 130.000 habitants, dirigée par le PS pendant plus d’un siècle (1912-2014). Le maire sortant divers droite Emile Roger Lombertie, en quête d’un troisième mandat, n’a récolté que 10,05 % au premier tour et a retiré sa liste dès dimanche soir, « dans l’espoir que le maire de Limoges ne soit pas un LFiste ».

Pas d’accord avec LFI pour cette maire en difficulté près de Rennes

Marie Ducamin n’alliant pas avec LFI. En tant que maire de Saint-Jacques-de-la-Lande et 5e vice-présidente de Rennes métropole, cette élue de gauche est en difficulté. Avec 40 % des voix, elle est suivie de près par Sébastien Collet, un candidat du centre qui a reçu 39 % des suffrages. La maire socialiste a refusé toute alliance avec LFI, qui est arrivé troisième avec un peu moins de 15 %, précise Ouest-France. Il existe un risque réel que la majorité de Nathalie Appéré perde l’un de ses bastions de gauche.

Comment départager deux listes en cas d’égalité parfaite ?

Dans une commune bretonne, à Poligné, deux listes ont obtenu 352 voix chacune. Le même scénario s’est produit à Rouède, en Haute-Garonne, où chaque liste a reçu 84 voix, et à Saint-Pierre-du-Mont, dans le Calvados, avec 26 bulletins pour chaque candidat. Ces égalités parfaites pourraient poser problème au second tour. 20 Minutes s’est donc interrogé sur la procédure en cas d’égalité. La réponse est disponible dans notre article :

Emmanuel Grégoire persiste et signe : il n’y aura pas d’alliance avec LFI à Paris

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, arrivé largement en tête du premier tour dimanche, a réaffirmé qu’il n’envisageait pas de s’allier avec la candidate Insoumise, Sophia Chikirou, qui lui a proposé une fusion.

« J’ai dit maintes et maintes fois que je ne souhaitais pas faire alliance avec LFI. Je ne demande rien à Sophia Chikirou, elle fera ce qu’elle veut », a déclaré Emmanuel Grégoire lors d’une visite dans le 13e arrondissement.

Sophia Chikirou, arrivée troisième, a annoncé qu’elle maintiendrait sa candidature au second tour si le député PS refusait de fusionner, ajoutant qu’elle attendait « son appel pour barrer la route à Rachida Dati ».

« L’enjeu de dimanche est simple : il faudra choisir entre notre liste et celle de Rachida Dati », a précisé le candidat, qui a obtenu 38 % des voix, devançant de près de 13 points sa rivale LR et MoDem.

Jean-Michel Aulas déclare qu’il ne débattra pas avec Doucet en cas d’alliance avec LFI

Jean-Michel Aulas, ancien président de l’OL et arrivé juste derrière le maire sortant écologiste Grégory Doucet au premier tour des municipales à Lyon, a déclaré lundi qu’il refuserait de débattre avec ce dernier si une alliance avec LFI se concrétisait au second tour.

« Si vous voulez débattre devant les Lyonnais, alors renoncez à cette trahison », a affirmé le candidat sans étiquette, soutenu par la droite et le centre-droit, dans une tribune publiée par Actu Lyon. Les deux hommes doivent se mesurer lors d’un débat télévisé mercredi sur France TV et France 3. « Aucun débat de fond véritable ne pourrait se tenir avec un candidat qui privilégie une alliance électoraliste au détriment de l’intérêt supérieur des Lyonnais », a ajouté Aulas.

A Marseille, Martine Vassal annonce se maintenir pour le second tour

Martine Vassal (DVD), candidate qui a terminé troisième derrière Benoît Payan (Gauche unie) et Franck Allisio (RN), a annoncé qu’elle maintiendrait sa candidature pour le second tour des municipales à Marseille.

« Je tiens à le préciser clairement : nos courants doivent continuer à être représentés », a-t-elle déclaré dans un communiqué de presse. « Entre la gauche de Monsieur Payan, l’extrême droite du RN, et l’extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain, attaché à l’ordre, à la responsabilité, à l’équilibre et au respect de toutes les sensibilités de notre ville. Nous sommes une équipe rajeunie, renouvelée et compétente, qui représente ces courants de pensée. Elle devra, demain, représenter une opposition claire et constructive au conseil municipal. Il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour », a conclu la candidate, déterminée à s’engager une nouvelle semaine.