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Municipales 2026 : Les pays d’Europe rémunérant leurs assesseurs, pas la France

À moins de trois semaines du premier tour des élections municipales, plusieurs grandes villes, dont Marseille, Lyon et Paris, alertent sur le manque d’assesseurs pour tenir les bureaux de vote. En France, malgré l’interdiction de rémunérer les assesseurs, certaines villes ont testé des paiements pour pallier le manque, comme Nice qui a offert 190 euros aux législatives de 2024.


À moins de trois semaines du premier tour des élections municipales, plusieurs grandes villes, parmi lesquelles Marseille, Lyon et Paris, tirent la sonnette d’alarme concernant le déficit d’assesseurs pour les bureaux de vote. Cette mission est essentielle pour assurer la validité du scrutin, d’autant plus que le code électoral interdit toute forme de rémunération.

Cette désaffection citoyenne n’est pas une spécificité française. Cependant, à la différence de la France, de nombreux pays européens ont opté pour l’indemnisation afin de combler la pénurie de personnel. Lesquels ?

Pour le savoir, découvrez ci-dessous notre carte des pays européens qui rémunèrent ou indemnisent leurs assesseurs, ainsi que les montants proposés.

En Allemagne, les assistants électoraux perçoivent une indemnité de 25 à 35 euros, mais certaines villes, comme Berlin, offrent des montants plus élevés pour attirer les volontaires, pouvant atteindre 120 euros. Les assesseurs en Belgique et au Luxembourg reçoivent entre 15 et 30 euros, tandis que d’autres pays ou autorités locales, tel l’Irlande, l’Islande ou la Hongrie, allouent plus de 200 euros aux assesseurs pour une journée de scrutin.

Au Royaume-Uni, chaque autorité locale rémunère le personnel de bureau de vote qu’elle recrute. Un assesseur peut toucher jusqu’à 333 euros à Sevenoaks (Kent), alors que dans le district d’Arun, dans le Sussex, le montant est de 263 euros (hors indemnités de transport).

En Espagne, l’indemnité s’élève à 70 euros et est accompagnée de bonus sociaux : les membres des bureaux de vote bénéficient d’une protection par la Sécurité sociale pour la journée, ainsi que d’une réduction de cinq heures de travail le lendemain de l’élection.

En France, malgré l’interdiction de rémunérer les assesseurs, certaines villes ont expérimenté des paiements pour compenser le manque. Lors des législatives de 2024, Nice a proposé 190 euros, tandis que Besançon a recruté des étudiants en CDD comme « secrétaires adjoints » de bureaux de vote, rémunérés 175 euros brut.