France

Municipales 2026 : Jordan Bardella appelle la gauche « modérée » à « rompre » avec LFI

A deux semaines des élections municipales, Jordan Bardella a appelé samedi la gauche qu’il qualifie de « modérée » à « rompre définitivement avec LFI ». Jordan Bardella a dénoncé « le climat de violence méthodiquement construit et installé dans le pays par monsieur Mélenchon et par ses amis ».


A deux semaines des élections municipales, Jordan Bardella a exhorté samedi la gauche qu’il qualifie de « modérée » à « rompre définitivement avec LFI ». Ces déclarations ont été faites lors d’un meeting à Perpignan, ville où Jean-Luc Mélenchon succédera dimanche au président du RN pour une « riposte antifasciste ».

Dans ce cadre, Jordan Bardella a engagé une diatribe contre le leader Insoumis, évoquant le meurtre du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, pour lequel des membres du mouvement antifasciste de la Jeune garde sont mis en examen.

« Monsieur Mélenchon, lorsque vous affirmez que vous ne renierez pas vos amis et camarades de la Jeune garde, en dépit du meurtre commis par des membres présumés de ce groupe, lorsque vos députés encensent le mouvement terroriste du Hamas, lorsque vous injuriez nos policiers et nos gendarmes, lorsque vous appelez à l’insurrection, vous n’êtes pas la République : vous en êtes la honte », a déclaré Jordan Bardella devant ses supporters.

**Dédiabolisation du RN**

« J’appelle la gauche dite modérée, si elle existe encore dans notre pays, à rompre définitivement avec LFI, à refuser toute alliance de second tour qui serait pour eux et pour toute la classe politique la marque du déshonneur », a-t-il ajouté. Ce message était notamment adressé au Parti socialiste, qui, face aux polémiques à répétition entourant les Insoumis, prend ses distances sans néanmoins écarter des accords « au cas par cas » pour le scrutin à venir.

Dénonçant « le climat de violence méthodiquement construit et installé dans le pays par monsieur Mélenchon et par ses amis », Jordan Bardella a voulu établir un contraste, alors que son parti est engagé dans une longue démarche de dédiabolisation – avec des résultats variables, étant donné l’exclusion régulière de « brebis galeuses », c’est-à-dire des membres épinglés pour des propos ou actes racistes, antisémites, homophobes ou sexistes.