France

Municipales 2026 à Perpignan : LFI ne conteste pas la réélection du RN Louis Aliot en justice.

Mickaël Idrac a présenté un recours devant le tribunal administratif de Montpellier contre la réélection du RN Louis Aliot, indiquant mercredi que des « graves irrégularités » avaient eu lieu lors du premier tour des municipales. Louis Aliot a été réélu dimanche dès le premier tour avec 50,61 % des suffrages exprimés.


Aux élections municipales de Perpignan, La France Insoumise (LFI) souhaite relancer le débat. Battu par le maire sortant au premier tour, Mickaël Idrac a déposé un recours devant le tribunal administratif de Montpellier concernant la réélection de Louis Aliot, maire du Rassemblement National (RN), a-t-il annoncé mercredi.

La requête demandant « l’annulation de l’élection des conseillers municipaux dans la commune de Perpignan » a été dûment enregistrée, selon un document du tribunal informant Mickaël Idrac.

Une demande du préfet au cœur du recours

« Nous déplorons de graves irrégularités lors de ce premier tour qui nous ont privés de centaines de voix qui auraient pu empêcher Louis Aliot d’être réélu sans second tour », a indiqué Mickaël Idrac. Les bulletins de vote de la liste LFI-Les Écologistes étaient imprimés en recto-verso, présentant d’un côté sa photo et les logos des partis, et de l’autre la liste complète des candidats. À la demande de la préfecture, c’est le verso qui était visible sur les tables des bureaux de vote, compliquant ainsi la reconnaissance du bulletin par les électeurs, selon Idrac.

De son côté, le préfet des Pyrénées-Orientales offre une autre perspective. « Les bulletins de vote ont été disposés sur les tables de façon à faire apparaître les noms des candidats. Cela me paraît logique et de bon sens dans un scrutin démocratique qui se doit d’être clair et transparent », a-t-il déclaré.

Le spectre de l’inéligibilité pour Louis Aliot

Louis Aliot a été réélu dimanche dès le premier tour des municipales avec 50,61 % des suffrages exprimés, largement devant la candidate de Place Publique investie par le Parti Socialiste, Agnès Langevine, qui a obtenu 15,94 %. Bruno Nougayrède, représentant de la droite et des macronistes (du MoDem à LR), a recueilli 13,45 %, suivie de Mickaël Idrac (9,60 %) et du socialiste dissident Mathias Blanc (8,94 %), soutenu par des militants PS et PCF locaux.

Cependant, le maire du RN pourrait être contraint de quitter son poste dans quelques mois s’il est déclaré inéligible dans l’affaire concernant les assistants parlementaires du FN, un dossier où l’avenir politique de Marine Le Pen est également en jeu, surtout en vue de l’élection présidentielle.