Municipales 2026 à Paris : Rachida Dati ne souhaite pas d’alliance avec Sarah Knafo.
Rachida Dati a exclu toute alliance avec Sarah Knafo, candidate du parti Reconquête, à l’approche du premier tour des élections municipales prévu le 15 mars. Elle a également rejeté l’idée d’une « union des droites », estimant que « les candidatures à 10, 11 ou 12 % » ne peuvent pas « rassembler ».
La candidate LR et MoDem à la Mairie de Paris, Rachida Dati, a écarté, jeudi soir, toute possibilité d’alliance avec Sarah Knafo, candidate du parti Reconquête, à l’approche du premier tour des élections municipales programmé pour le 15 mars. Lors de son passage sur CNews, l’ancienne ministre de la Culture a déclaré qu’un tel rapprochement n’était « pas possible », tout en appelant les forces de droite à se rassembler dès le début du scrutin.
« Je ne peux pas faire une alliance avec Madame Knafo, avec Reconquête. Ça n’est pas possible », a-t-elle affirmé, soulignant qu’un accord avec la candidate d’extrême droite pourrait lui aliéner des électeurs du centre-droit ainsi que ceux de son propre « socle politique ». Elle a également critiqué la stratégie de la gauche parisienne dirigée par Emmanuel Grégoire, déclarant : « Moi, je ne veux pas faire ce que fait la gauche » avec « la gauche radicale, avec aucune valeur commune », en référence à l’alliance de son rival avec d’anciens membres de LFI.
Rachida Dati a également rejeté l’idée d’une « union des droites », souvent soutenue par Sarah Knafo. « L’union des droites telle qu’elle est conçue aujourd’hui, c’est une union d’appareils. L’enjeu de Paris, c’est une majorité », a-t-elle estimé, considérant que « les candidatures à 10, 11 ou 12 % » ne peuvent pas « rassembler ». D’après les sondages, Sarah Knafo obtiendrait plus de 10 % des voix au premier tour et pourrait se maintenir au second tour. La députée européenne d’extrême droite a déclaré qu’elle tendra la main à Rachida Dati pour battre la gauche, sans envisager de se retirer.
La candidate LR-MoDem a également critiqué la position européenne de son adversaire, affirmant : « Mme Knafo siège au Parlement européen avec l’AfD et des parlementaires européens qui se considèrent, qui se proclament comme étant néonazis, il ne faut pas l’oublier ». Parallèlement, Rachida Dati a réaffirmé son appel à l’unité de la droite parisienne autour de sa candidature, en invitant notamment Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance et également considéré comme qualifié pour le second tour dans les sondages, à se rallier à elle.

