Municipales 2020 à Paris : « Annie Dingo », « Rachida Data », Griveaux « trottinette et cannabis »… D’où viennent les surnoms des candidats ?

Des candidats à la mairie de Paris (montage). — SIPA PRESS

  • Dans le milieu politique, les surnoms sont souvent légion. Et la bataille municipale à Paris ne déroge pas à la règle.
  • « Annie Dingo », « Rachida Data », « Roi des Forains », « trottinette et cannabis »… D’où viennent les surnoms de certains candidats à la mairie ?

Dans le milieu politique, dans la bouche de détracteurs, d’adversaires, les surnoms sont souvent légion. La bataille municipale parisienne ne déroge pas à la règle. Sur Twitter, il suffit de taper par exemple « Annie Dingo » pour tomber sur une avalanche de tweets haineux critiquant l’action de la maire sortante et candidate « Paris en Commun ». Et elle n’est pas la seule. D’autres candidats ont hérité également d’un sobriquet au cours de leur carrière politique. Mais d’où tirent-ils leurs origines ? 20 Minutes livre des éléments de réponses.

« Annie Dingo »

Selon nos recherches, c’est en 2016 que les premières occurrences « Annie Dingo » apparaissent sur Twitter. Et plus précisément à la fin du mois de septembre. Un hasard ? A cette époque, une mesure d’Anne Hidalgo a particulièrement tendu ses adversaires et électrisé le débat. Le 26 septembre 2016, le Conseil de Paris vote la piétonnisation des berges de Seine rive droite, au cœur de la capitale, malgré les critiques de la droite et des élus de banlieue. C’est alors une des premières mesures concrètes de sa mandature avec une conséquence directe sur le quotidien de certains Parisiens et Franciliens. Ses adversaires et haters s’approprient alors ce surnom. En 2017, le surnom débarque  sur le plateau des Grosses Têtes sur RTL dans la bouche de Philippe Manœuvre. Depuis, il revient dans les commentaires d’articles, sur les réseaux sociaux et il est en ce moment mentionné en moyenne une fois par jour sur Twitter.

« Rachida Data »

Le surnom viendrait de son propre camp. La candidate LR à la mairie de Paris et ancienne Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy est connue pour son franc-parler mais aussi pour tous les « dossiers » qu’elle aurait accumulés sur les uns et les autres dans le monde politique, révèle Gala. « Si Fillon donne sa circo à NKM, ce sera la guerre et faites gaffe, j’ai des munitions… Je vais lui pourrir sa campagne ! », aurait-elle dit en janvier 2017, selon Le Canard Enchaîné. Mais au cours de sa carrière Rachida Dati a également été la cible d’attaques. « Pourquoi ai-je provoqué tant de controverses ? Que me reprochait-on ? D’avoir accédé à des sphères que certains ne pouvaient imaginer pour moi. On m’a soupçonnée, on m’a attaquée, on m’a qualifié de parvenue et d’intrigante », explique-t-elle dans son livre La Confiscation du Pouvoir (Plon).

Marcel Campion « Le roi des forains »

Grande roue, marché de Noël… Marcel Campion, candidat à la mairie de Paris (Libérons Paris !), est surnommé « le roi des forains ». Un surnom qui viendrait des médias. « Ce sont les médias qui m’ont donné ce surnom. Je trouve que ça a une trop mauvaise connotation. Déjà avec le mot forain, on pense que je garde de l’argent sous la caisse. Alors avec le roi, on pense que tout le monde m’obéit, se plaint-il. Je suis plus un leader. J’ai poussé la ville de Paris à ramener dans la capitale les manèges et les forains », expliquait-il au JDD en 2016.

Benjamin Griveaux, « trottinette et cannabis »

En novembre 2018, le JDD rapporte que Benjamin Griveaux, quand il était porte-parole du gouvernement, aurait qualifié Laurent Wauquiez, alors président des Républicains, d’être le candidat de « ceux qui clopent et roulent au diesel ». Retour de bâton. « Depuis qu’il a traité Wauquiez de candidat des clopes et du diesel, on le surnomme trottinette et cannabis », a révélé un ancien ministre, qui l’a côtoyé, note Closer. 

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