Municipales 2020 à Nice : « Pour porter la parole citoyenne », la liste Viva ! s’engage dans la course

La liste « Viva ! » se présentera à l’élection municipale de Nice en mars 2020. — J. Hauvel / ANP / 20 Minutes

  • Après l’officialisation de la candidature du socialiste Patrick Allemand ce mardi, c’est au tour de la liste Viva ! de se lancer pour l’élection municipale des 15 et 22 mars prochains à Nice.
  • Viva ! rassemble des militants associatifs, des syndicalistes, des féministes, des « gilets jaunes » et des sympathisants politiques de gauche.
  • Mireille Damiano annonce que la liste « comprendra davantage de citoyens que de personnes engagées en politique ».

Depuis le mois de juin, ses membres préparaient son éclosion. Ce mercredi, la liste « citoyenne » Viva ! a été publiquement lancée pour l’élection municipale de mars 2020 à Nice. Constitué sur le terrain lors de luttes communes telles que  Nuit Debout ou la Marche pour le climat, le collectif est le fruit d’un rassemblement de militants associatifs, de syndicalistes, de féministes, de « gilets jaunes » et de politiques de gauche.

C’est ainsi que l’on retrouve Hervé Andres, animateur d’une association pour la promotion du vélo, Cristou Daurore, professeur de niçois et président de la República de Nissa, ou encore David Nakache, président de l’association Tous Citoyens !, parmi les colistiers.

L’avocate Mireille Damiano en tête de liste

En matière de programme, Viva !, dont le slogan est « Démocratie, Écologie, Solidarité », s’oppose ouvertement à la politique de l’actuel maire de Nice Christian Estrosi. « Bétonisation forcenée, extension de l’aéroport, basculement dans le sur-tourisme, fuite en avant dans le tout sécuritaire, exclusion des plus démunis et rejet de l’autre… Nous refusons cette logique du pire », annonce-t-on du côté du rassemblement.

Mireille Damiano, avocate au barreau de Nice Mireille Damiano, avocate au barreau de Nice – J.Hauvel / ANP / 20 Minutes

Pour mener la fronde, Mireille Damiano, avocate au barreau de Nice depuis 35 ans et membre du Syndicat des avocats de France, a été désignée tête de liste. « Il est apparu comme une évidence au sein de notre collectif que ce soit elle qui conduise ce rassemblement, une femme dont la droiture, le courage et l’engagement ne sont plus à démontrer », déclarent ses colistiers lors de la lecture d’un texte commun.

Coconstruction au programme

Alors que « les axes forts sont définis », Viva ! souhaite coconstruire son programme en écoutant les propositions des Niçois. « Comment peut-on imaginer la politique d’une ville sans consulter ses bénéficiaires, questionne rhétoriquement Mireille Damiano. Nous voulons faire émerger et porter une parole citoyenne. » Viva ! souhaite également élargir ses rangs en ouvrant sa liste à ceux qui souhaitent les rejoindre.

Pour parvenir à ces deux objectifs, Viva ! organisera des assemblées populaires « dans tous les quartiers de Nice ». La première se tiendra à Saint-Roch à une date précisée ultérieurement.

Des divisions à gauche profitables

Patrick Allemand conduira la liste PS, se déclarant officiellement candidat en misant sur sa plateforme citoyenne « Nice au cœur » et sur l’appui de l’ UDE.  EELV fait cavalier seul. Les divisions politiques de ces dernières semaines au sein de la gauche niçoise ont conduit plusieurs partis à soutenir Viva !. Ensemble !, la France Insoumise, Génération.s et le Parti communiste ont ainsi décidé de rejoindre le collectif.

« C’est la seule liste qui rassemble vraiment les forces de gauche, lance Robert Injey, directeur du Patriote Côte d’Azur et ancien élu municipal. Ma présence reflète le choix du Parti communiste. » Viva ! promet cependant de « comprendre davantage de citoyens que de personnes engagées en politique ».

Quant au résultat dans les urnes, il serait secondaire prévient Anne-Laure Chaintron, institutrice sur Nice-Est, militante écologiste, sympathisante de la France Insoumise depuis trois ans. « Est-ce qu’on va prendre la mairie ? Ce serait exceptionnel, sourit la colistière. Ce que je souhaite avant tout, c’est ramener des gens vers la politique, les faire parler, les écouter, et ainsi faire baisser le taux d’abstention. » Ce dernier était de 46,6 % au second tour de l’élection municipale de Nice en 2014.

Cédric Roussel (qui brigue l’investiture LREM), Philippe Vardon (RN), Jean-Marc Chipot (Debout la France) sont également officiellement candidats. Le maire sortant Christian Estrosi (LR) a annoncé de son côté qu’il formerait une liste de rassemblement.

Municipales

Municipales à Nice : Le PS choisit son leader, mais la gauche reste divisée

Nice

Côte d’Azur: Ils lancent un «observatoire des droits et libertés» face à «un virage dur et répressif»

0 partage