Municipales 2020 à Nantes : Les piscines débordent… Que proposent les candidats sur ce thème ?

La piscine Léo-Lagrange à Nantes. — D.P. / 20 minutes

  • Sur la métropole nantaise, les piscines, qui sont au nombre de quinze (dont six à Nantes), sont à saturation.
  • Les différents candidats à la mairie de Nantes sont pour la construction de nouveaux équipements, malgré le coût exorbitant des piscines.
  • Le bassin nordique, porté par un promoteur immobilier, fait débat entre les différents candidats.

« La problématique du manque de piscines sur Nantes ne date pas d’aujourd’hui… » Cet amer constat est signé de Joël Pineau, le président de la Ligue des Pays-de-la-Loire de natation. Dans la métropole nantaise, la saturation touche aussi bien les clubs, notamment pour l’organisation de compétitions, que les scolaires et les habitants.

« Les projets de nouveaux équipements nantais sont les bienvenus », lâche toujours Joël Pineau. Depuis plusieurs semaines, ce dernier n’a pas manqué de solliciter les différents candidats à la mairie de Nantes. La semaine dernière, et à son grand dam, seule Johanna Rolland avait communiqué son plan d’action. Très chers en construction et en entretien (il faut compter 15 millions d’euros pour un bassin simple et 25 millions pour un centre aquatique), les bassins aquatiques, qui sont au nombre de 15 dans la métropole (dont six à Nantes), n’en restent pas moins au cœur du thème des infrastructures sportives. Interrogés par 20 Minutes, les différents candidats à la mairie de Nantes ont tous répondu (sauf Hugo Sonnier, UPR) avec plus ou moins de précisions.

Où construire de nouveaux bassins ?

Equiper l’agglomération de suffisamment de bassins aquatiques pour que « 100 % des écoliers puissent apprendre à nager », c’est la priorité sportive du mandat de Johanna Rolland (PS), si elle est réélue. La maire actuelle a présenté un plan d’action précis visant à augmenter le nombre de lignes d’eau, avec notamment la création d’un équipement à Bouaye, un second bassin à Orvault et un bassin olympique à Rezé.

Valérie Oppelt (LREM) souhaite « relancer un projet de piscine dans le sud ouest de l’agglo, entre Bouaye et Sainte-Pazanne » et propose la construction d’une piscine « sur l’île de Nantes, par exemple vers les Machines, avec un bassin intérieur et extérieur ». Eléonore Revel (RN) s’engage « à ouvrir le dossier d’une piscine à Saint-Luce et le traiter en priorité ». Julie Laernoes (EELV) lancerait des « études pour la construction d’un nouveau site, de préférence sud Loire ». Enfin, Laurence Garnier (LR) promet « la création d’un nouveau bassin couvert aux Dervallières [il en existe un déjà mais il est en extérieur] » et « l’étude de la création d’une piscine flottante sur l’Erdre ». Nicolas Bazille (Lutte Ouvrière) se dit aussi « favorable à la construction de nouveaux bassins pour permettre en particulier à la jeunesse scolarisée de tous les quartiers d’y avoir accès ».

Optimiser davantage les équipements en place

Selon Margot Medkour (Nantes en commun), « les horaires d’ouverture ne conviennent pas à l’ensemble des besoins et envies des habitants ». Selon elle, il faut élargir les plages horaires « avec une ouverture de 7 h à 23 h non-stop (hors scolaires) dans toutes les piscines du lundi au samedi et de 9 h à 19 h les dimanches et jours fériés ». Johanna Rolland développe aussi cette idée en y ajoutant « la gratuité pour tous les enfants de moins de 8 ans et pour tous les Nantais (es) un dimanche par mois ».

Le bassin nordique de Saupin fait des vagues

La future piscine nordique, annoncée pour 2023 près du stade Marcel-Saupin et portée par un promoteur immobilier, crée quelques remous. « Il sera ajourné si LREM accède à la mairie », confie Valérie Oppelt. « Un projet trop énergivore », juge Mounir Belhamiti, numéro 2 de la liste LREM. Même sentence pour Laurence Garnier.

Margot Medkour mettra, quant à elle, un moratoire sur ce projet. « Nous ne souhaitons pas l’arrêter, car nous jugeons qu’une piscine ouverte en plus à Nantes est une bonne chose, mais dans l’état actuel, ce projet ne nous convient pas : d’une part car, comme pour tous les grands projets portés par la mairie, il est quasiment impossible d’avoir des informations précises, d’autre part, ce n’est ni un projet sportif, ni un projet pour les habitants, mais un projet d’attractivité touristique. » Avec Johanna Rolland, Julie Laernoes est finalement la seule favorable à cet équipement : « Le bassin nordique constitue une alternative écologique à la piscine couverte en réduisant la facture énergétique de près de moitié, notamment si le réseau de chauffage est relié au réseau de chaleur urbain. »

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