Municipales 2020 à Lille : Comment Aubry coupe l’herbe sous le pied de ses adversaires sur l’écologie

Un exemple de nature en ville à Lille. — M.Libert / 20 Minutes

  • Ce lundi, la maire PS de Lille a dressé un point d’étape sur les engagements pris par la ville en matière d’environnement.
  • Martine Aubry anticipe les éventuelles mauvaises langues qui l’accuseraient de surfer sur la vague écolo.
  • Capitale verte ou échéance électorale, on sent que la majorité municipale a passé une vitesse en la matière.

Une rose tendance verte. Ce lundi, la maire PS de Lille, Martine Aubry, a dressé un point d’étape sur les engagements pris par la ville dans le cadre de la candidature, officialisée fin 2017, au titre de «  Capitale verte européenne 2021 ». Si l’on sait déjà que Lille n’a pas remporté pas le fameux label, l’élue socialiste a rappelé que toutes les propositions inscrites dans le dossier de candidature allaient être réalisées.

Et si la course au label « capitale verte européenne » était un moyen, pour Martine Aubry, d’occuper le terrain de la cause environnementale au nez et à la barbe de ceux qui espèrent lui piquer son siège de maire en jouant sur ce tableau ? Pour les candidats déjà déclarés à la succession de la patronne du beffroi, l’écologie est, à juste titre, l’enjeu majeur. Mais d’emblée, Martine Aubry anticipe les éventuelles mauvaises langues qui l’accuseraient de surfer sur la vague : « Dès 2001, année du premier agenda 21, on se posait à Lille ces questions sur le climat. Aujourd’hui, il y a urgence, il faut aller plus vite et plus loin », assure-t-elle.

La majorité municipale a passé une vitesse sur l’écologie

Celle qui n’est toujours pas officiellement candidate à sa propre succession démine aussi sur la question : « Pourquoi ne pas avoir fait davantage avant ? ». « Cela fait des années que je demandais au préfet le passage à 70 km/h du périphérique. Maintenant que c’est fait, il faudrait aussi se pencher que le transit des poids lourds en période de pointe », lance-t-elle. Sur le manque d’espaces verts, idem : « Le transfert du rectorat aura lieu dans quelques semaines, mais cela fait dix ans qu’on l’attend. Sur cet espace, c’est un jardin de 5.000 m2 qui va être créé », explique Martine Aubry.

Capitale verte ou échéance électorale, on sent que la majorité municipale a passé une vitesse sur le volet de l’écologie. Outre le jardin à la place du rectorat, la socialiste a annoncé, lundi, la création de trois autres espaces verts importants, à Vauban, Saint-Sauveur et Moulins, pour une surface totale de plus de cinq hectares. Elle a aussi listé une dizaine de jardins et squares qui ont été créés ou réaménagés au cours des derniers mois ou qui le seront d’ici à la fin du mandat.

Martine Aubry n’a pas non plus manqué de revêtir, au sens figuré l’écharpe, « cantine verte » décernée par Greenpeace à la ville il y a quelques semaines. Elle en a profité pour rappeler, sur le thème de la réduction des déchets, que les restaurants scolaires municipaux visaient le zéro plastique à très court terme.

L’épineux sujet de Saint-Sauveur

Il n’y a que sur le sujet de l’aménagement de la friche Saint Sauveur que Martine Aubry ne s’étend pas. « Il y a un débat polémique qui entre dans le cadre de la campagne et qu’il n’y a donc pas lieu d’aborder ici », reconnaît-elle. Ce qui ne l’empêche pas de faire une pirouette : « En attendant la décision du tribunal, nous sommes dans un moratoire de fait. C’est l’occasion de discuter, du moins avec les personnes qui sont de bonne foi ».

Il ne reste plus qu’à savoir quand Martine Aubry va enfin manger le morceau sur sa candidature. Ce devait être ce mois-ci mais l’annonce a été reportée en raison d’une rentrée bien chargée. « Ma décision est prise et je la dirai en octobre », lâche la locataire du beffroi pour clore le débat.

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