Mort du maire de Signes: 361 maires et adjoints ont été agressés en 2018

Des maires à Grand Bourgtheroulde dans l’Eure le 15 janvier 2019. — ISA HARSIN/SIPA

Une semaine après la mort de Jean-Mathieu Michel, le maire de Signes (Var), tué dans l’exercice de ses fonctions, une note de ministère de l’Intérieur révèle, qu’en 2018, 361 maires et adjoints ont été agressés, rapporte le Journal du Dimanche qui a eu accès à ce document.

Le décès de Jean-Mathieu Michel, 76 ans, a ravivé le sentiment d’abandon de nombre d’élus locaux, seuls en première ligne. Après avoir signifié à un contrevenant qui déposait illégalement des gravats dans la nature qu’il allait être verbalisé, l’élu a été renversé accidentellement par ce dernier, selon les premiers éléments de l’enquête.

Les menaces et le chantage en hausse

Selon le ministère de l’Intérieur, la tendance serait d’ailleurs à la hausse avec 317 agressions en 2016 et 332 en 2017. Sur les 361 maires et maires adjoints, victimes « d’atteintes volontaires à l’intégrité physique » en 2018, 261 ont reçu des menaces ou ont été victimes de chantages, 145 de « violences physiques non crapuleuses » et 178 d’outrages.

Si les agressions physiques sont en baisse (-2 %) en 2019, les menaces et le chantage, eux, continuent d’augmenter (+20 %), rapporte le JDD. Dans un message lu aux obsèques de Jean-Mathieu Michel par Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des territoires, Emmanuel Macron a promis de veiller « personnellement à ce que face aux incivilités et à la désagrégation chez certains du sens de l’État et de la Nation, la réponse soit toujours ferme, exemplaire et sans complaisance ».

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