Mort de Quentin Deranque : plusieurs suspects identifiés, minute de silence à l’Assemblée.
Le procureur de Lyon a confirmé à l’AFP que certains suspects avaient été identifiés, « mais pas tous ». Une minute de silence pour Quentin Deranque sera observée ce mardi à l’Assemblée nationale, selon une annonce sur X du président du groupe UDR Eric Ciotti.

Toujours pas d’interpellation
Le procureur de Lyon a confirmé à l’AFP que certains suspects avaient été identifiés, « mais pas tous ». Aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade, a-t-il indiqué.
Plusieurs suspects identifiés, dont certains liés à l’ultragauche
Plusieurs suspects ont été identifiés, dont certains sont liés à l’« ultragauche », selon les enquêteurs, d’après une source proche du dossier ayant informé l’AFP mardi.
Les suspects associés à la « mouvance d’ultragauche » ne sont pas fichés S, a précisé cette source.
Le jeune homme est décédé à Lyon à la suite des coups portés par au moins six individus masqués et cagoulés, selon les déclarations du procureur lundi.
Une minute de silence sera observée mardi à l’Assemblée
Une minute de silence en mémoire de Quentin Deranque sera observée ce mardi à l’Assemblée nationale, comme l’a annoncé le président du groupe UDR, Eric Ciotti, sur X, une information corroborée par l’entourage de Yaël Braun-Pivet. Cette décision a été prise par la conférence des présidents de l’Assemblée et « personne ne s’y est opposé », selon des sources parlementaires. La minute de silence se tiendra avant les Questions au gouvernement à 15 heures.
Eric Ciotti, à la tête du groupe UDR (Union des droites pour la République), en alliance avec le RN, a salué l’organisation de la minute de silence, indiquant en avoir fait la demande lui-même.
Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI, a déclaré en conférence de presse avoir soutenu cette demande. « Nous l’avons soutenue tout en redisant, et j’espère que la présidente de l’Assemblée nationale suivra cela, que nous souhaitons que cette minute de silence soit un hommage digne […] et que ce ne soit pas le lieu d’instrumentalisation qui serait, je crois, extrêmement dommageable pour notre Assemblée », a-t-elle poursuivi.
LFI dénonce une « récupération sordide et politicienne »
Le député Insoumis Eric Coquerel a dénoncé mardi une « récupération sordide et politicienne » concernant LFI, qui a été vivement critiquée par ses opposants depuis l’agression.
« Nous rejetons ce type de violence parce que ce n’est jamais la solution », a déclaré Eric Coquerel sur RTL, en exprimant sa pensée pour les « parents » du jeune homme décédé.
Il a également estimé que les attaques portées contre La France insoumise avaient pour objectif d’« affaiblir, voire d’éliminer la seule force alternative de gauche, peut-être capable d’empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir ». Il a qualifié cette situation de « manière de faire absolument scandaleuse ».
Pas d’autres meetings de ce type dans les universités, annonce le ministre
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé mardi sur BFMTV qu’il n’y aurait pas d’autres « meetings » dans les universités si un risque de trouble à l’ordre public était avéré. « Avec les risques qu’on a aujourd’hui qui sont maintenant tristement très très clairs, évidemment non, il n’y aura pas d’autres meetings de ce type-là dans les établissements », a déclaré le ministre, précisant avoir envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs à ce sujet. Il a néanmoins souligné que la décision finale reviendrait aux présidents d’universités.
Bonjour, et bienvenue dans ce live
Quentin Deranque, un étudiant de 23 ans proche des milieux nationalistes, est mort à Lyon après avoir été agressé par des individus masqués lors d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte, sans qu’aucune interpellation n’ait eu lieu à ce stade. Toutefois, ce drame génère une onde de choc dans le monde politique. La rédaction de 20 Minutes vous fait suivre les événements en direct.

