Mort de Quentin Deranque : Deux suspects écroués après mise en examen à Lyon
Deux hommes de 22 et 26 ans ont été mis en examen et placés en détention provisoire ce vendredi 6 mars dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, décédé mi-février à Lyon après une violente agression. Onze personnes avaient déjà été interpellées les 17 et 18 février dans plusieurs départements, dont sept soupçonnées d’avoir participé aux violences après un affrontement entre militants d’ultradroite et d’ultragauche.
Deux hommes âgés de 22 et 26 ans ont été mis en examen et placés en détention provisoire ce vendredi 6 mars dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, décédé mi-février à Lyon suite à une violente agression. D’après le parquet de Lyon, « le 3 mars 2026, deux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue sur commission rogatoire des magistrats instructeurs dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées ».
Présentés aux juges d’instruction, les deux suspects ont été écroués après les réquisitions du parquet. « Ces deux hommes ont été présentés ce jour aux magistrats instructeurs. Des réquisitions de placement en détention provisoire ont été prises par le parquet de Lyon à leur encontre », indique également le communiqué. Ces arrestations ont eu lieu mercredi matin, dans la région lyonnaise et dans l’Aube, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées ».
Quentin Deranque, âgé de 23 ans et appartenant à la mouvance des groupuscules d’ultradroite lyonnaise, avait été violemment frappé au sol le 12 février par plusieurs individus encagoulés. L’agression s’était produite en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était présent pour assurer la sécurité des militantes du collectif identitaire Némésis. Il était gravement blessé à la tête et était décédé deux jours plus tard.
Les 17 et 18 février, onze personnes avaient déjà été interpellées dans plusieurs départements, dont sept soupçonnées d’avoir participé aux violences après un affrontement entre militants d’ultradroite et d’ultragauche. Six hommes avaient été mis en examen pour « homicide volontaire » et un pour « complicité », tous placés en détention provisoire. Une source policière a déclaré : « on pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque ».

