Mort de Quentin à Lyon : Qui est « Jef », l’assistant de Raphaël Arnault ?
Jeudi soir, un jeune militant identitaire a été agressé en marge d’une conférence donnée par l’eurodéputée LFI, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon. Jacques-Elie Favrot, qui a été désigné par Raphaël Arnault pour devenir son assistant parlementaire en 2024, est issu d’une famille d’agriculteurs implantée dans une commune de 6.000 habitants située au nord de Lyon.
Jeudi soir, un jeune militant identitaire a été agressé lors d’une conférence animée par l’eurodéputée LFI, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon. Quentin Deranque, âgé de 23 ans, est décédé à la suite de ses blessures, samedi. À ce stade, l’hypothèse que des militants antifa soient responsables de l’agression est sérieusement examinée par les enquêteurs, qui ont pu visionner de nombreuses vidéos et recueillir plusieurs témoignages. Certains de ces témoignages, relayés par le collectif féministe d’extrême droite Nemesis, mentionnent un certain Jacques-Elie Favrot parmi les agresseurs.
Raphaël Arnault a été élu député de la 1re circonscription du Vaucluse sous l’étiquette de LFI en juillet 2024. Son élection a provoqué l’ire de milieux d’extrême droite, mais le choix d’un certain Jacques-Elie Favrot comme assistant à l’Assemblée nationale a achevé de les scandaliser. Pourtant, très peu d’informations circulent à son sujet. D’après nos recherches, Jacques-Elie Favrot est issu d’une famille d’agriculteurs d’une commune de 6.000 habitants située au nord de Lyon. Il faisait également partie de l’équipe de football locale, où il jouait en défense, jusqu’en 2019.
Concernant ses études supérieures, il les a effectuées à l’université Jean Monnet (UJM) de Saint-Étienne. Lorsqu’il a été désigné par Raphaël Arnault pour devenir son assistant parlementaire en 2024, celui qui se faisait appeler « Jef » était en master 2 de sciences politiques à l’UJM. Bien qu’il possède plusieurs comptes sur les réseaux sociaux, notamment X, Facebook et Instagram, il ne publie jamais rien.
« Jef » était également un militant du groupe antifa « La jeune garde antifasciste », fondé à Lyon en 2018 par Raphaël Arnault. Ce mouvement s’est étendu à Paris et Strasbourg, et ses actions, parfois considérées comme violentes, lui ont valu d’être dissous en Conseil des ministres le 12 juin 2025. Le député du Vaucluse a d’ailleurs été condamné définitivement en décembre dernier pour des violences volontaires en réunion, commises en 2022 sur un militant identitaire.
Des médias d’extrême droite, tels que Frontières et l’Observatoire des violences politiques, ont tenté d’enquêter de près sur les collaborateurs parlementaires de Raphaël Arnault, en particulier Jacques-Elie Favrot. Ils évoquent plusieurs incidents violents auxquels il aurait été impliqué, accompagnés de plaintes caviardées. À notre connaissance, l’assistant parlementaire, actuellement en retrait de son poste, n’a pas été condamné pour de tels actes.

