Mort de Quentin à Lyon : Mélenchon exprime la compassion des Insoumis.
Jean-Luc Mélenchon a exprimé dimanche les émotions ressenties par les Insoumis après l’agression mortelle jeudi d’un étudiant proche de la mouvance nationaliste à Lyon, en déclarant : « Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches ». Le collectif identitaire Némésis a affirmé que Quentin aurait été agressé jeudi soir par des militants antifascistes, tandis que la Jeune Garde, que certains accusent, a déclaré dans un communiqué qu’elle « ne saurait être tenue pour responsable des tragiques événements ayant eu lieu à Lyon ».

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a exprimé dimanche les émotions des Insoumis face à l’agression mortelle d’un étudiant proche de la mouvance nationaliste, survenue jeudi à Lyon, en parlant de « sidération », d’« empathie » et de « compassion ».
Lors d’un meeting électoral à Montpellier, en soutien à la liste de la députée LFI Nathalie Oziol, il a déclaré : « Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches. J’ai dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence. »
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a déclaré plus tôt dans la journée que « c’est l’ultragauche qui manifestement a tué » Quentin, accusant La France insoumise d’une « complaisance pour la violence politique ».
Selon le collectif identitaire Némésis, proche de l’extrême droite, Quentin aurait été agressé jeudi soir par des militants antifascistes alors qu’il faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes manifestant contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. En réaction, Mélenchon a affirmé que « tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n’ont aucun rapport avec la réalité », déclarant : « C’est nous qui sommes agressés, réunion après réunion. »
Il a poursuivi en déclarant : « Tout a été truqué, arrangé pour faire croire à une sorte d’expédition du service d’ordre Insoumis pour traquer un pauvre malheureux. » Il a également insisté sur le fait que « tout s’est passé ailleurs qu’à l’endroit où se trouvaient Rima et le service d’ordre des Insoumis. Nous n’avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent. Ce sont des calomniateurs ! »
La Jeune Garde, un groupe antifasciste cofondé par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin 2025, a été mentionnée par le collectif Némésis, qui a affirmé que Quentin avait été agressé par des militants antifascistes, dont certains seraient issus de la Jeune Garde. Cependant, le parquet n’a pas établi de lien à ce stade.
Dans un communiqué signé par son avocate, Me Aïnoha Pascual, le groupe a déclaré : « La Jeune Garde ayant suspendu toutes ses activités dans l’attente d’une décision du Conseil d’Etat, elle ne saurait être tenue pour responsable des tragiques événements ayant eu lieu à Lyon » jeudi. Le communiqué précise également qu’« une enquête judiciaire est en cours. »
Le député LFI Raphaël Arnault a exprimé samedi son « horreur et dégoût » suite à l’annonce de la mort de l’étudiant de 23 ans, souhaitant sur X « que toute la lumière soit faite ». Son collaborateur parlementaire, mis en cause par le collectif identitaire Némésis, a « formellement démenti être responsable de ce drame », selon son avocat dans un communiqué.

