Mort d’Annie Cordy : 500 personnes font leurs adieux à Tata Yoyo pour les obsèques de la chanteuse

À Cannes, un dernier adieu à « Tata Yoyo » — VALERY HACHE/AFP

Un « clown », « une jongleuse d’émotions », les qualificatifs ne manquent pas à l’heure de faire ses derniers adieux à Annie Cordy, décédée la semaine dernière à l’âge de 92 ans après un malaise chez elle. Ce samedi, anonymes et personnalités du monde du spectacle se sont réunies pour un ultime hommage, lors des obsèques de la chanteuse belge.

La cérémonie se déroulait en plein air sur la Butte de Saint-Cassien, un cadre bucolique bien connu des Cannois. À son image, elle était ouverte au public, une jauge limitée à 500 personnes avec masque obligatoire. Outre Dave ou Michèle Torr, l’humoriste Roland Magdane ou la chanteuse Charlotte Julian étaient présents.

Un hommage à Bruxelles, où elle est née

« Il y avait toutes les couleurs de la vie dans ce que tu chantais et ces couleurs brillaient sur ton manteau d’Arlequin », « tu étais clown mais aussi une funambule sur le fil de nos fragilités, une jongleuse d’émotions », a confié Claude Lemesle, parolier qui a écrit sur La Rafle du Vel d’Hiv pour l’artiste, sur une musique de Gilbert Bécaud. Un titre qui côtoie dans son répertoire ses chansons rigolotes, Tata Yoyo ou La bonne du curé.

Son cercueil était encadré sur la scène de deux grands portraits de l’artiste et autour d’innombrables gerbes fleurs, notamment de la famille de Luis Mariano, la ville de Bruxelles, qui a baptisé un parc à son nom il y a deux ans, ou de l’ex-roi des Belges Albert II. À Bruxelles d’ailleurs, le métro lui rendait à sa façon hommage, en diffusant toute la journée une sélection de ses chansons dans les stations.

Une actrice aux mille vies

D’opérettes en comédies musicales, en passant par le rire, la chanson, le théâtre, le cinéma et les téléfilms, l’infatigable fantaisiste a fait preuve d’un perfectionnisme quasi maniaque. Et l’amuseuse professionnelle était également une excellente actrice.

Après avoir débuté avec Sacha Guitry (Si Versailles m’était conté, 1953), elle avait élargi par des rôles dramatiques dans Le Passager de la pluie de René Clément, Le Chat (Pierre Granier-Deferre), aux côtés de Jean Gabin et Simone Signoret, ou La Rupture (Claude Chabrol). En 2015, elle sonnait tout aussi juste dans son rôle de grand-mère fugueuse dans Les souvenirs de Jean-Paul Rouve.

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