Montpellier-OM : Entre quota et pass sanitaires, des groupes de supporters aux positions divergentes

Ce week-end marque la reprise la Ligue 1 et le retour des supporters. Dimanche à 21 heures, l’Olympique de Marseille se déplace affronter Montpellier au stade de la Mosson. D’une capacité de 32.000 places en configuration pleine, la préfecture de l’Hérault a, compte tenu de la situation sanitaire, établi une jauge à 13.500 places, dont 300 sont réservés aux supporters marseillais.

« Le pass sanitaire réunit à lui seul les différentes dérives que nous avons combattues »

Et si toutes les places ont trouvé preneur – la billetterie montpelliéraine affiche « sold out » – les tribunes de la Mosson ne verront pas le retour de leurs ultras. Ces derniers, à l’instar d’autres groupes de supporter en France (de Saint-Etienne, Lyon et Nantes), ont annoncé ne pas se rendre au stade pour marquer leur opposition au pass sanitaire. «  Le pass sanitaire réunit à lui seul les différentes dérives que nous avons combattues au fil des années : restriction de la liberté d’aller et venir, fichage, identification numérique, surveillance », ont écrit les ultras des groupes de la Butte Paillade et Armata, dans un communiqué commun. Ils promettent toutefois d’être « régulièrement présents aux abords du stade ».

Il est un groupe marseillais qui a renoncé à organiser un déplacement, mais pour une tout autre raison. Les Ultras Marseille 1984 contestent, eux, un « quota trop faible ». Une position récurrente pour ce groupe qui animera par ailleurs sa tribune pour la réception au Vélodrome de Bordeaux le 15 août prochain, estimant que « les conditions à l’intérieur du stade (pas de quota en virage, pas de masque ou de distanciation) [leur] semblent compatibles avec [leur] vision du football ».

Difficile d’imaginer « ne pas aller au stade soutenir son équipe pour un PCR »

Le débat du « boycott » a pour autant traversé les supporters marseillais. Les MTP ayant rappelé juste avant le dernier match de préparation contre Villarreal qu’ils étaient « un groupe de supporters de l’Olympique de Marseille, et non un syndicat ou une entreprise politique », indiquant laisser « au bon vouloir de chacun l’interprétation des mesures mises en place ». Ce que confirme Damien, lui-même vacciné, membre de ce groupe de supporter. « Pour se retrouver, la balance penche plutôt du côté du pass sanitaire ». Bien qu’il comprenne « que ce soit contraignant », difficile pour lui d’imaginer opposer « un boycott catégorique et ne pas aller au stade soutenir son équipe pour un PCR ».

La préfecture de l’Hérault, rappelle que « le pass sanitaire est obligatoire pour accéder au stade » et que l’arrivée des supporters marseillais se fait impérativement par « bus, encadré par les forces de l’ordre. Tout supporter marseillais qui se présenterait individuellement en dehors de ce dispositif ne pourrait accéder au stade », ajoute-t-elle. À ce niveau-là, tout se passera comme à l’accoutumée. Un semblant de retour à la normale dans les stades bienvenu, après près de 18 mois de football à huis clos.