Montpellier : Mais qui en veut aux capteurs de pollution ?

L’affaire est suffisamment problématique pour qu’Atmo Occitanie, l’association agréée dans la région pour la surveillance de la qualité de l’air, se fende d’un communiqué de presse. « Une récente augmentation des vols et dégradations sur les dispositifs de mesures [de la qualité de l’air à Montpellier], notamment sur les boulevards Berthelot, Vieussens et Mermoz, est à déplorer. »

Pour mener ses missions, l’association s’appuie sur un dispositif d’évaluation intégré composé de stations de mesures, d’un inventaire des sources de polluants atmosphériques et de modèles de dispersion de pollution. Le tout afin d’établir des cartographies de concentrations. Avec, pour finalité d’évaluer l’exposition des populations au regard des valeurs réglementaires, notamment les niveaux de concentration en dioxyde d’azote à proximité d’axes de circulation.

Retards dans la publication des résultats

L’association a renforcé ces derniers mois le dispositif de mesures visant à améliorer les connaissances notamment à proximité d’axes de circulation sur la métropole. Vingt-deux points de contrôle sont déployés et font l’objet d’un suivi et de relevés réguliers. Ce qu’elle n’a plus les moyens de réaliser

L’association regrette « le préjudice financier ». Mais s’inquiète surtout des retards dans « la publication de résultats permettant de partager une situation objective de la qualité de l’air observée sur la métropole. »