Montauban : Six mois de prison avec sursis pour un retraité ayant écrasé un œuf sur Bardella
Le tribunal correctionnel de Montauban a condamné un agriculteur retraité de 74 ans à six mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende totale de 1.000 euros pour l’agression à l’œuf visant Jordan Bardella, survenue lors d’une séance de dédicace fin novembre à Moissac. Le procureur de la République, Bruno Sauvage, avait requis huit mois de prison, dont quatre ferme, rappelant que le prévenu avait déjà été condamné en juillet 2022 pour des faits similaires.
Le tribunal correctionnel de Montauban a rendu sa décision vendredi concernant l’agression par œuf visant Jordan Bardella, survenue lors d’une séance de dédicace à Moissac fin novembre. Le prévenu, un agriculteur retraité de 74 ans, a été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis, accompagné d’une amende totale de 1.000 euros. Il devra également verser 500 euros au président du Rassemblement national pour atteinte à son image, ainsi que 600 euros pour participation aux frais judiciaires.
Le parquet avait demandé une peine plus sévère. Le procureur de la République, Bruno Sauvage, avait requis huit mois de prison, dont quatre ferme, rappelant que le septuagénaire avait déjà été condamné en juillet 2022 pour des faits similaires, après avoir lancé un œuf sur Eric Zemmour lors d’un déplacement de campagne. Lors de l’audience, le représentant du ministère public a rejeté l’idée d’un geste anodin, affirmant qu’il ne s’agissait ni d’un « acte citoyen » ni d’un « acte symbolique », mais d’une « infraction pénale » et d’un « acte violent ».
À la barre, le prévenu a reconnu les faits et exprimé des regrets. « Je regrette mon geste et m’en excuse auprès de Monsieur Bardella, c’est son parti que je visais, c’était violent je le reconnais », a-t-il déclaré. Il a cependant assumé la portée politique de son action, précisant avoir voulu « alerter les citoyens qu’on s’endort » et notant que « malheureusement, il n’y a que ça » pour prévenir ce qu’il décrit comme « un maximum de violence pour tous les Français ».
Me Charles de Luynes, avocat de Jordan Bardella, a déploré « une peine d’avertissement » et jugé que « la justice n’a pas renvoyé un message de fermeté », regrettant l’absence de mesures complémentaires telles que des soins ou un stage de citoyenneté. En revanche, Me Rachel Lheureux, avocate du prévenu, a salué une décision « de la raison », estimant que bien qu’une sanction soit nécessaire car aucune violence ne doit être tolérée, les réquisitions initiales étaient « disproportionnées ».

