Mondial féminin: «Elles vont souffrir», Corinne Diacre lance la préparation des Bleues

Corinne Diacre en conférence de presse lors du premier jour de stage de préparation de l’équipe de France féminine pour le Mondial, le 8 mai 2019 à Perros-Guirec. — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

A moins d’un moins du début de « son » Mondial, l’équipe de France féminine a entamé mercredi en Bretagne sa préparation sous les ordres de la sélectionneuse Corinne Diacre, qui a assuré avoir « un plan de bataille bien cadré ».

Ce stage, c’est vraiment le coup d’envoi de la préparation de la Coupe du Monde ?

Oui, ça y est, enfin on démarre ! C’est vrai que ces derniers jours, notamment après l’annonce de la liste, même s’il n’y a eu que six jours, c’était assez long. Donc effectivement, plutôt ravie de démarrer cette longue et belle préparation.

Pourquoi débuter par ces quatre jours en Bretagne ?

Je cherchais un stage en dehors de Clairefontaine puisque l’objectif de ces quatre jours de stage va être surtout de régénérer les organismes, donc l’idée c’était de s’éloigner un peu des terrains. Quand j’ai lancé cette idée-là à mon président (Noël Le Graët, originaire de la région), il m’a dit « pourquoi pas Perros-Guirec ? », donc j’ai dit « pourquoi pas, allons-y ». On va faire un peu de football quand même, mais à dominante aérobie. Un peu de football, un peu d’activités hors football, du footing, une sortie à vélo, des choses classiques.

Pourquoi ne pas avoir attendu d’être à 23 pour lancer la préparation ?

La préparation démarre aujourd’hui. Si j’avais voulu la démarrer à 23, on l’aurait démarrée beaucoup plus tard, mais ça aurait été trop tard pour le coup. Etre à effectif réduit va permettre de refaire des entretiens individuels avec tout le monde maintenant qu’elles n’ont plus cette chape de plomb au-dessus de la tête, puisqu’elles sont dans la liste, et de peaufiner quelques aspects individuels, que ce soit des aspects techniques ou tactiques.

L’absence des Lyonnaises, dont certaines sont des cadres, n’est-elle pas préjudiciable ?

Mais on l’avait anticipé. Très sincèrement, c’est plus une satisfaction qu’un poids d’avoir une équipe française en finale de la Ligue des champions. On ne peut que s’en réjouir et on espère bien évidemment que l’issue sera favorable à notre club français. Quand elles vont nous rejoindre, on va leur laisser après la finale deux-trois jours également pour s’oxygéner les têtes et ensuite on reprendra le travail puisqu’on sera à deux semaines, deux semaines et demie de la compétition officielle.

Comment a été planifiée la préparation pour arriver prêtes le jour J ?

Ça a été un travail assez intense et pointu avec mon staff et notamment avec le préparateur athlétique pour remettre à niveau tous les organismes et puis surtout pour pouvoir enchaîner les sept matchs que la compétition pourrait nous demander. On va effectivement y aller crescendo, de semaine en semaine. Elles vont souffrir, et l’idée justement, c’est de se faire mal, vraiment mal, parce que la Coupe du Monde​ va demander ça.

Et pour la gestion de l’aspect émotionnel ?

Sur l’aspect émotionnel, les filles savent très bien que la compétition ne démarrera que le 7 juin. On prend les choses les unes après les autres, il faut surtout ne pas brûler d’étapes. On a un plan de bataille qui est bien cadré, sur lequel on a très très bien travaillé avec mon staff. On sait qu’il y aura toujours une petite part d’aléatoire, mais malgré tout on a essayé d’anticiper un maximum de choses pour être le moins surpris possible. Et sur les trois premières semaines, on ne sera pas du tout dans l’émotionnel, on n’aura pas le temps pour ça.

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