Mike Pompeo annule son dernier voyage à l’étranger, sur fond de menaces de destitution de Trump

Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine a accusé la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne d’avoir «choisi de s’aligner sur les ayatollahs» au pouvoir dans la République islamique après une réunion à l’ONU sur l’Iran. — AFP

Officiellement, le chef de la diplomatie américaine, l’un des plus fidèles ministres du président républicain sortant, a décidé de rester à Washington pour faciliter une « transition en douceur et ordonnée » avec l’équipe du président élu Joe Biden. C’est pourquoi Mike Pompeo aurait annulé ce mardi son dernier voyage à l’étranger en tant que secrétaire d’Etat américain, prévu cette semaine en Belgique.

Mais, selon Reuters, la raison de cette annulation serait plutôt à chercher du côté des représentants de l’Union européenne, qui à la suite de ceux du Luxembourg n’auraient pas voulu rencontrer ce représentant de  Donald Trump, et ont publiquement désavoué ce dernier, alors qu’il est menacé d’une destitution à huit jours de la fin de son mandat.

Etape au Luxembourg déjà annulée

Mike Pompeo devait se rendre à Bruxelles mercredi et jeudi pour rencontrer son homologue belge Sophie Wilmès et le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg afin, notamment, de « souligner l’importance durable du partenariat transatlantique », souvent bousculé par le président Trump au cours des quatre dernières années.

Une étape au Luxembourg, initialement prévue mais jamais annoncée publiquement, avait en effet déjà été annulée pour protester contre les propos du chef de la diplomatie luxembourgeoise Jean Asselborn sur Donald Trump, a expliqué à l’AFP un responsable du Grand-Duché.

Le président Trump est « un pyromane politique qui doit être traduit devant un tribunal pénal », avait soutenu Jean Asselborn la semaine dernière au lendemain de l’assaut sur le Capitole de partisans du milliardaire républicain. Il avait également estimé que le président sortant n’avait « absolument rien à voir avec la démocratie » car « il a ignoré sa propre Constitution, les décisions de justice et évidemment les résultats des élections ».

Un des derniers fidèles de Trump

Le voyage en Europe, présenté comme le dernier à l’étranger du secrétaire d’Etat américain, avait été annoncé lundi.

Mais il allait coïncider avec le vote probable mercredi, à la Chambre des représentants des Etats-Unis, d’une seconde mise en accusation de Donald Trump pour avoir « incité à la violence » qui a frappé le Capitole.

Mike Pompeo, tout en condamnant l’assaut contre le Capitole, ne s’est jamais nettement démarqué de Donald Trump, contrairement à un nombre croissant de républicains.

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