Midterms 2022: Joe Biden salue un « bon jour pour la démocratie » et décidera l’an prochain s’il se représente

Alors que le suspense reste total au Congrès, au lendemain de midterms où les démocrates ont fait mieux que prévu, Joe Biden avait le sourire, mercredi. Le président américain a salué un « bon jour pour la démocratie », notant que de nombreux candidats complotistes avaient été recalés. Alors que Donald Trump pourrait annoncer sa candidature la semaine prochaine malgré la déconvenue, Joe Biden a indiqué qu’il avait l’intention de se présenter, mais ne prendrait sa décision que l’an prochain.

« Nous avons eu une élection hier. Et ce fut un bon jour, je pense, pour la démocratie. Et je pense que ce fut un bon jour pour l’Amérique », a affirmé le président lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, se félicitant que le scrutin se soit déroulé « apparemment sans interférences ».

Pas de « vague rouge géante »

Alors que les résultats définitifs des élections ne sont pas encore connus, Joe Biden savourait visiblement la bonne performance des démocrates et envoyait un message de fermeté aux républicains. « Alors que la presse et les experts prédisaient une vague rouge géante, cela ne s’est pas produit », a-t-il souligné, en allusion à la couleur du parti républicain, tout en reconnaissant « la frustration » de nombreux électeurs, face à l’inflation notamment.

Joe Biden s’exprimait au lendemain d’élections de mi-mandat au cours desquelles son parti a limité la casse dans un scrutin traditionnellement difficile pour le parti au pouvoir, qui étaient vues comme un test pour son avenir politique. Le dirigeant démocrate s’est dit « prêt à travailler avec l’opposition républicaine », affirmant être ouvert à toutes les « bonnes idées » mais il a fixé plusieurs lignes rouges sur la sécurité sociale, l’avortement ou encore le changement climatique.

Plusieurs jours d’incertitude en vue

Près de 24 heures après la fermeture des premiers bureaux de vote, l’Amérique attendait encore de connaître le sort de plusieurs scrutins décisifs et très disputés, comme en Arizona ou dans le Nevada. La situation pourrait ne pas se clarifier avant la fin de la semaine, voire davantage en cas d’écart serré. Si un parti remporte les deux Etats, il sera majoritaire au Sénat. Sinon, tout se jouera lors d’un second tour en Géorgie le 6 décembre.

Les républicains étaient bien placés pour prendre, certes de justesse, le contrôle de la Chambre des représentants. Prudents, les grands médias américains se gardaient d’annoncer leurs projections pour le contrôle des 435 sièges à la Chambre des représentants, la majorité se situant à 218.

La « vague rouge » escomptée par les républicains n’a donc pas eu lieu, privant sans doute Donald Trump d’un tremplin dans sa volonté de reconquête de la Maison Blanche. Silencieux toute la matinée, l’ancien président s’est fendu d’un rare aveu, reconnaissant sur son réseau social Truth Social des résultats « quelque peu décevants ». Nombre de ses lieutenants ont été battus. Et l’un de ses potentiels rivaux à l’investiture républicaine, le gouverneur de Floride Ron DeSantis, 44 ans, lui a volé la vedette en étant réélu de manière triomphale.