Meurtre et viol de Justine Vayrac : réclusion criminelle à perpétuité requise pour l’accusé
La réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 22 ans, a été requise ce samedi à Tulle, contre Lucas Larivée, 24 ans, jugé pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac après une soirée en discothèque en 2022 en Corrèze. La disparition de Justine Vayrac, 20 ans, mère d’un garçon de deux ans et en formation d’aide-soignante, avait été signalée le matin du 23 octobre 2022.
La réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de sûreté de 22 ans, a été requise ce samedi à Tulle contre Lucas Larivée, 24 ans, jugé pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac après une soirée en discothèque en 2022 en Corrèze.
Pour l’avocate générale Émilie Abrantes, le jeune homme a « mis en place une mécanique machiavélique et glaçante » dès la nuit des faits. « Il a réfléchi à chaque détail », a-t-elle déclaré, soulignant son « cynisme » après la mort de Justine, alors qu’il rassurait ses amis par téléphone, enterrait le corps, puis inventait un personnage fictif pour se « dédouaner ».
« Lucas, vous avez choisi de rester prisonnier de vos mensonges », a ajouté Émilie Abrantes, qui considère que « tous les traits de personnalité » de Lucas Larivée en font « un psychopathe ».
La disparition de Justine Vayrac, 20 ans, mère d’un garçon de deux ans et en formation d’aide-soignante, a été signalée le matin du 23 octobre 2022, après sa rencontre avec Lucas Larivée, un ouvrier agricole de 21 ans, dans une boîte de nuit de Brive-la-Gaillarde.
Le jeune homme est accusé d’avoir violé, étranglé et tué la victime après l’avoir emmenée chez lui dans la nuit. Depuis le début du procès, il plaide l’accident survenu lors d’un jeu sexuel consenti qui aurait mal tourné, pour expliquer la mort de la jeune femme.
Sa défense est affaiblie par des expertises indiquant des projections de sang dans la chambre, des coups portés à la victime, par le témoignage d’une deuxième jeune femme affirmant avoir également été étranglée lors d’une seconde relation dans le même lit, deux heures après la mort de Justine, et par les mensonges de l’accusé.
Au début de l’affaire, Lucas Larivée avait évoqué, pour se « dédouaner », l’intervention d’un tiers fictif, coupable d’un viol et de coups de poing portés sur Justine Vayrac. « Ce mensonge ne vous dédouane pas, au contraire, il vous accable », a lancé l’avocate générale, expliquant que dans « ce récit » attribué à un tiers fictif, « tout correspondait à ce qui est constaté scientifiquement. »
Décrite comme « douce » et « très sensible » par ses parents à la barre, « Justine, alcoolisée et d’une fragilité particulière » le soir des faits, « n’était qu’une proie de plus sur le tableau de chasse de Lucas Larivée », qui avait de multiples relations féminines selon l’enquête, d’après l’avocat de la famille Vayrac, Me Olivier Guillot.
Le verdict est attendu dans la journée.

